NJ Devils: On se rassure comme on peut

par 6 minutes de lecture
NJ Devils
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NHL – Dimanche soir l’équipe du New Jersey s’est une nouvelle fois amusée a se faire peur, et à dû compter sur sa formidable réussite en Power Play et un excellent Vanecek pour venir à bout de Wilds accrocheurs.

On prend la même formule et on recommence du coté de l’équipe du Garden State. On a simplement rajouté une pincée de gardien au niveau, et cela a fonctionné.

En effet, en l’espace de quelques jours le gardien Vitek Vanecek était sorti de quasiment toutes les statistiques du Top 40 NHL.

Nous l’avions souligné lors d’un précédent article, le gardien des Devils n’est pas à la fête en ce début de saison.

Emprunté et lent, il a semblé complètement perdu lors de certains matchs, où même des tirs anodins finissaient en buts pour l’équipe adverse. Il reste 46eme  au classement après le match d’hier, mais il a au moins convaincu dans le contenu de son match.

31 arrêts, 0.912% de sauvetages, et surtout il a arrêté 11 des 12 tirs du Wild en Power Play sur ce match. Voilà des statistiques au réel niveau du gardien tchèque.

Surtout, il a réalisé ces arrêts à des moments clés du match, dont deux très importants:

  • En infériorité numérique pendant 4 minutes d’affilée après deux pénalités coup sur coup, le numéro 41 des Devils est resté d’un calme implacable et a simplement tout arrêté.
  • Le deuxième moment fut cet arrêt au dernier tir de la dernière seconde du match, tir vicieux qui partait entre ses jambes, qu’il détourna avec brio pour donner la victoire aux siens.

Si Vanecek réitère ce genre de performance, les Devils pourraient vite (re)devenir le poil à gratter de la ligue, comme ils ont historiquement aimé le faire.

L’attaque comme fer de lance.

Car c’est une confirmation, l’attaque tourne à plein régime.

Les Devils ont obtenu hier leur quatrième victoire en cinq matchs avec 20 buts marqués. Et malgré un énième but concédé en premier tiers, ils ont réussi à marquer en premier pour la première fois de la saison par l’intermédiaire de Jesper Bratt, qui continue sa superbe série de sept match avec au moins un point.

Après l’égalisation du Wild par Marroon, puis leur prise d’avantage au score par Hartman, Toffoli viendra chercher de près l’égalisation pour son 10eme point de la saison.

Seulement 44 secondes plus tard, c’est Erik Haula qui décrochera la lucarne de Fleury pour le 3-2.

Haula qui marquera sur ce but son troisième point en deux match (6 en 7 matchs en tout), et qui confirme petit à petit son leadership et sa présence surtout en phase défensive et en contre-attaque.

Jesper Bratt viendra une nouvelle fois tromper Fleury pour un doublé en Power Play pour le 4-2 et chercher son 14eme point de l’année, avant un troisième tiers plus tranquille jusqu’à la fin de match où le Wild réduira d’abord le score par Middleton, avant de donner des sueurs froides au Rock (surnom de l’arène des Devils) en fin de partie.

Le Power Play, l’arme fatale de ces Devils en début de saison.

Aucune équipe ne fait mieux. 14eme but en supériorité numérique pour une moyenne de 42.4% de réussite. Ils ne sont que la cinquième équipe à réaliser cela depuis la saison 2000-01.

La ligne Hughes-Toffoli-Bratt-Haula (les quatre sont toujours présents, le cinquième change régulièrement) alignée en Power Play est diabolique et marque la moitié du temps.

Les diables qui n’avaient gagné leurs matchs que par comeback cette année ont enfin pu dominer de bout en bout un match. Et ils utilisent leurs meilleures armes pour cela: La supériorité numérique et l’obtention de pénalités.

Le jeu de l’équipe est basé sur la rapidité, et les Devils profitent de la vivacité et la vista de leur playmaker Hugues, et la rapidité et l’intelligence de jeu de joueurs comme Bratt et Toffoli pour provoquer des fautes, et donc en profiter par l’intermédiaire de leur arme létale qu’est le Power Play.

Le symbole du match d’hier soir et plus généralement des Devils, est cette situation irréelle où le Wild à la rondelle en défense derrière le but, et Jack Hugues qui vient faire un brin de causette à Fleury. C’est osé, insolent, ça peut faire perdre patience, et les diables en jouent et en profitent car il savent obtenir ces pénalités.

Bratt marque très souvent des points décisifs (Il est troisième NHL), Toffoli continue de monter en puissance et de se montrer aux moments cruciaux des matchs, Meier accrédité d’un point hier commence à pointer le bout de son nez en attaque…

Et la montée en puissance ne se fait pas seulement ressentir qu’en attaque, et semble contaminer le reste de l’équipe.

Luke Hughes, le petit frère vient d’être le joueur le plus utilisé de l’équipe sur les 3 derniers matchs. Il a marqué hier deux points et s’installe doucement mais sûrement dans l’équipe et dans le classement des rookies. Il forme avec Marino, Siegenthaler et Bahl des paires défensives qui commencent à trouver leur rythme et être efficaces, à défaut d’être au niveau de Boston.

A eux donc de confirmer l’embellie observée sur les deux derniers matchs.

Rien de tel pour cela que quatre matchs à l’extérieur, contre Minnesota, St Louis, Chicago et Colorado.

Cette coupure permettra d’en savoir d’avantage sur les réelles ambitions de l’équipe de Lindy Ruff, critiqué en ce début de saison, et surtout de savoir si ses choix, notamment ceux en défense, feront taire les détracteurs.

Credit: John Jones-USA TODAY Sports

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