Les clés du succès des Giants cette saison

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Personne n’attendait vraiment une victoire des Giants à Londres dimanche après-midi face aux Packers à part peut-être Brian Daboll et ses joueurs.

Cette victoire 27 à 22 propulse les Giants vers leur meilleur départ dans une saison NFL depuis 2009. Deuxième à égalité avec les Cowboys et juste derrière les invincibles Eagles, ces Giants version Daboll sont à prendre plus qu’au sérieux.

Qui aurait misé un centime sur ces Giants à 4-1 en début de saison ? La réponse personne.

Pourtant, cette équipe décomplexée gagne ces matchs et se sont offert le scalpe des Titans et les Packers déjà cette saison. Alors quelles sont les clés de ce succès si inattendu ?

Saquon Barkley : un retour en fanfare

Il l’avait annoncé avant le début de la saison et cela se confirme sur le terrain. Saquon Barkley était de retour encore plus fort et voulant être le meilleur. Avant le match de dimanche, il trônait à la première place des running back de la NFL dans la meilleure attaque au sol.

Avec 533 yards, il est maintenant deuxième. Mais qu’importe, l’essentiel est ailleurs et son apport offensif est plus que précieux dans une attaque décimée au poste de receveur. Saquon Barkley s’est transformé en quarterback soit pour dépanner le temps de blessure ou sur les nombreuses formations Wild Cat utilisées par les Giants cette saison et en particulier face aux Packers.

Hier, dans ce qu’il semblait être une blessure à l’épaule, Saquon Barkely a été forcé de laisser son casque pour aller au vestiaire soigner cette blessure. Son retour, et l’impact qu’il a eu démontre un changement clair d’état d’esprit dans cette équipe plus habituée à perdre qu’aux éloges.

« Nous sommes un groupe de gars courageux. C’est tout ce que je peux dire », a déclaré Barkley plus tard. « Ces gars-là sont des compétiteurs coriaces. J’adore aller à la guerre avec ces gars chaque semaine. Quand vous voyez un gars se faire ramoner ou quand je me fais ramoner, je sais qu’ils vont se battre pour moi, alors je dois y aller et essayer de me battre pour eux. »

Menés 10-0 puis 17-3 et enfin 20 à 10 à la mi-temps, les Giants ne se sont pas laissés abattre et ont continué à se battre à l’image de leur running back et de leur quarterback : Daniel Jones

Daniel Jones : un quarterback qui vous veut du bien

Toute la semaine, l’incertitude planait sur la présence ou non de Daniel Jones pour cette rencontre. Son absence aurait sans doute changé l’issue de cette rencontre. Mais même si sa cheville n’était peut-être pas à 100%, Daniel Jones a tenu sa place au centre du terrain.

Après deux premier drive très court et deux « 3 & out », il ne s’est pas laissé écraser par ce poids. Il a relevé la tête pour continuer à prendre un ascendant psychologique fort sur cette défense impuissante des Packers. Jones, qui a prouvé sa ténacité à maintes reprises cette année, a disputé l’un de ses matchs les plus courageux de la saison.

Même si la tentation de courir, lui le deuxième meilleur coureur de la franchise cette saison, était forte il a su rester maître de son jeu à l’image de ce drive de 15 jeux, 91 yards durant plus de 8 minutes (le plus long drive des Giants de la saison). Et le tout sans Saquon Barkley.

Mais comme l’a dit Barkley, ce groupe est féroce et même la main ensanglantée, Daniel Jones a continué pour offrir cette victoire de prestige.

« Il arrive prêt à partir chaque semaine », a déclaré l’entraîneur Brian Daboll. « Il est très humble. Je pense que c’est très, très important pour lui. Il a un très bon leadership au sein de l’équipe. Les joueurs ont beaucoup de respect pour lui, et je sais que les entraîneurs aussi. Nous avons confiance en lui. Il a fait du très bon travail pour notre équipe de football, et les choses que nous lui avons demandé de faire, il les a bien faites. Je suis content qu’il soit notre quarterback. »

À l’image d’un Aaron Judge en MLB, Daniel Jones est en train de faire grimper sa côte de manière astronomique et le prix pour le garder côté Giants n’est plus tout à fait le même qu’en début de saison.

La 8ème meilleure défense contre la passe

Même privés de trois de leurs meilleurs joueurs en défense : le joueur de ligne Leonard Williams, le outside linebacker Azeez Ojulari et le cornerback Aaron Robinson, la défense des Giants a fait un match remarquable en deuxième période pour museler totalement Aaron Rodgers.

Le coordinateur défensif Wink Martindale a fait honneur à sa réputation en étant agressif en défense même dans les situations les moins confortable. Quand Aaron Rodger est en 3 & 2 yards à 6 yards de la End-Zone, la défense a continuer son travail de pression sur la ligne offensive des Packers pour réduire au maximum le champ de possibilité pour Rodgers. Idem en 4 & 2 pour sceller le sort de la rencontre.

Le 0 pointé des Packers en deuxième période montre l’ascendant que cette défense a pris tout au long de la rencontre après avoir été découpé méthodiquement par Rodgers en première période. Tout au long de la rencontre, on a senti que cette défense prenait de plus en plus le pas sur l’attaque adverse.

Le principal ajustement effectué par les Giants en seconde période semblait supprimer ces débouchés faciles. Rodgers a lancé plus souvent vers le fond du terrain et n’a complété que 7 passes sur 15 pour 76 yards après la pause. Les Giants n’ont pas terminé la rencontre avec 10 sacks mais les deux enregistrés l’ont été à des moments importants.

Dexter Lawrence a poursuivi sa saison de révélation en conduisant le garde droit de 140 kg Royce Newman dans les genoux de Rodgers pour un sack sur un troisième essai au troisième quart-temps. La perte de 6 yards a poussé les Packers hors de portée d’un field goal et les ont forcés à punter.

Les Giants se sont davantage aligné en formation nickel avec trois joueurs de ligne défensifs et trois linebackers en seconde période alors qu’ils essayaient de rester suffisamment forts pour contrer la puissante attaque au sol de Green Bay. Aaron Jones et AJ Dillon ont combiné pour 97 yards en 19 courses (5,1 yards par course), mais ils n’ont jamais été en mesure de faire de gros jeux en seconde période.

 

 

Offensivement, les Giants n’inscrivent pas 40 points par matchs mais sont capable d’être très efficace quand il le faut. Les 27 points inscrit constituent le plus haut total de la saison pour cette équipe. Mais c’est défensivement que les Giants sont excellents. Cette équipe est décomplexée et prend les matchs les un après les autres. 69% des fans des Giants interrogé dans une récente enquête estime qu’une bonne saison de leur équipe les verra gagner entre 6 et 8 matchs.

Avec ce potentiel, ce n’est pas suffisant. La saison est encore longue mais l’avenir s’éclaircit du côté du MetLife Stadium.

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