Que peut-on attendre de Victor Wembanyama dans le système Popovich ?

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De notre correspondant à San Antonio

À l’aube du match inaugural face aux Mavericks, le rôle de Victor Wembanyama aux Spurs se précise. Voilà ce que l’on peut attendre du rookie français sous les ordres de Gregg Popovich.

Comment Gregg Popovich compte-t-il exploiter Victor Wembanyama cette saison ? «Je n’en ai aucune idée», avouait le coach des Spurs lors du media day du 2 octobre. Trois semaines, un camp d’entraînement et quatre matches de pré-saison plus tard, la réponse se dessine. Le rookie français a lui-même annoncé que ce serait «quelque chose d’original, quelque chose de spécial» et semble avoir vu juste.

En attaque, un potentiel illimité

Le jeu de San Antonio, dans son ensemble, s’annonce atypique. Popovich a déjà confirmé que Jeremy Sochan, Devin Vassell, Keldon Johnson, Victor Wembanyama et Zach Collins composeraient le cinq majeur, sans meneur de formation.

«Notre objectif est de remonter la balle, peu importe qui s’en charge», a-t-il esquissé.

C’est dans ce cadre inhabituel et encore « en chantier », selon les mots de l’entraîneur, que Wemby fera ses débuts en NBA.

Offensivement, le premier choix de la draft est ainsi destiné à jouer un rôle extrêmement polyvalent. Durant la pré-saison, on l’a vu porter la balle, tirer à trois points ou en fadeaway à mi-distance, s’imposer dans la raquette, marquer en transition, poser des écrans pour ses coéquipiers, créer des tirs ouverts pour eux… Il était omniprésent et a impressionné tant par son niveau de performance (19,3 points à 50,9 % aux tirs et 4,8 rebonds en 20,9 minutes par match) que par la variété de sa panoplie offensive.

Aux Spurs, Victor Wembanyama n’est pas perçu comme un intérieur conventionnel. On ne lui demandera jamais de multiplier les pick-and-roll avec son meneur. Il rejette les étiquettes et le jeu stéréotypé :

«La meilleure façon pour moi d’aider cette équipe, c’est de ne pas me mettre dans une case», a-t-il prévenu.

Son profil unique correspond à un rôle unique. On devrait donc le voir tout faire sur le terrain lors de sa saison rookie, avec une charge importante en attaque et une efficacité variable compte tenu du nombre de tirs qu’il crée pour lui-même. À bien des égards, Victor Wembanyama est déjà perçu comme une star au sein du collectif.

En défense, un profil mieux défini et terriblement efficace

S’il faut attendre Victor Wembanyama d’un côté du terrain pour sa première année, c’est bien celui-ci. «On ne brûle pas les étapes, il faut défendre en premier», a-t-il lui-même rappelé lors du training camp. En défense, son rôle paraît bien mieux défini qu’en attaque et son impact est immense. Les Mavericks redoutent déjà le moment où ils croiseront sa route, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Gregg Popovich semble vouloir utiliser son intérieur de 2,24 m en tant que « helper », un joueur qui se concentre sur les aides défensives et intervient principalement en second rideau. On a souvent pu l’observer des situations de « roaming », où il protège une zone plutôt qu’un adversaire spécifique — à l’instar de Jaren Jackson Jr, Défenseur de l’année en titre. Grâce à son envergure, sa mobilité et ses instincts, il brille déjà dans ce rôle.

Dans un premier temps, sa présence dissuade les joueurs adverses d’entrer dans la raquette, conscients de ce qui les y attend. Dans un second, elle améliore la défense de tout son collectif, qui ne cesse de chanter ses louanges.

«J’ai l’impression que je peux oser plus de choses. Je peux plus souvent couper les lignes de passe et anticiper, parce que je sais qu’il y a quelqu’un derrière», a notamment expliqué Devin Vassell. «Les joueurs savent qu’ils peuvent mettre la pression aux adversaires, car il sera derrière», a également souligné Zach Collins.

L’intérieur relevant à juste titre que les Spurs pourront se montrer plus agressifs sur le porteur de balle grâce à la sécurité que leur offre Wembanyama.

Défensivement, l’enjeu de positionner Jeremy Sochan à la mène est de maximiser la taille du lineup (2,07 m de moyenne) tout en multipliant les switches. Grâce à ses qualités physiques et à sa lecture du jeu, Victor Wembanyama n’hésite pas à sortir pour défendre les joueurs extérieurs, et il le fait de manière remarquable. Sa défense contre Andrew Wiggins, conclue par un contre suivi d’un panier à trois points en transition, en est l’exemple le plus frappant. Si son rôle paraît un peu plus conventionnel de ce côté du terrain, il faut s’attendre à un résultat tout aussi unique et impressionnant.

 

Credit: Kyle Terada-USA TODAY Sports

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