Erik Spoelstra: épisode 1 aux origines du coach de Miami

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Aujourd’hui, nous poursuivons notre série d’articles hebdomadaires sur les grands entraîneurs actuels. Pour poursuivre nous allons nous intéresser ce mois de décembre à Erik Spoelstra, l’entraîneur des Miami Heat.

 

Erik Spoelstra a pour points communs avec Gregg Popovich le fait d’être l’entraîneur à ce jour d’une franchise, le Miami Heat et il est issu d’une famille aux origines multiples.

Une carrière de joueur dans les pas de son père puis l’Allemagne

 

Coach spo comme c’est son surnom à des origines sont irlandaises et hollandaises par son père et philippine par sa mère qui y est née. Comme les Américains aiment à le rappeler et qui peut paraître anecdotique, il est le premier entraîneur d’une équipe d’une des quatre ligues majeures avec des origines asiatiques. Il est néanmoins le reflet de l’évolution des mentalités et la NBA conserve son statut de précurseur dans ce domaine.

Erik Spoelstra est né d’un père membre de la direction d’équipes de la NBA, dans l’Indiana, le berceau du basket, a grandi au gré des postes occupés par son père à Buffalo et à Portland. C’est à Portland qu’il fait son lycée puis intègre l’université. Joueur reconnu comme un des meilleurs débutants de la côte ouest, freshman, en 1989. Il continue ses études et obtient un diplôme en communication en 1993.

Il n’est pas considéré comme assez bon pour jouer en NBA, en 1993, il est repéré et par jouer en Allemagne à TuS Herten dans la Ruhr dans un club de deuxième division de l’Allemagne réunifié depuis deux ans seulement. Il occupe également un poste d’assistant de ce même club allemand.

 

Une opportunité en or

Mandatory Credit: Jim Rassol-USA TODAY Sports

Mandatory Credit: Soobum Im-USA TODAY SportsRevenu aux États-Unis par choix et aussi par amour du jeu et de sa compréhension Erik Spoelstra décide de faire ce choix difficile comme il le raconte dans une interview réalisée cette année par USA Today.

En 1995, il est recruté comme assistant vidéo par le Miami Heat et fait le choix de mettre un terme à sa carrière de joueur déjà en péril en raison de blessures au dos.

Dans la même interview, Erik Spoelstra déclare:

Je n’étais même pas sûr de rester en poste au-delà de l’été.

Il gagne petit à petit la confiance de Pat Riley. Sa connaissance du jeu, de la NBA pour avoir observé et analysé avec son père alors dirigeant des Portland Trail Blazers dans sa jeunesse l’aide dans son rôle

Puis en 1997, Pat Riley, l’entraîneur mythique des Los Angeles Lakers, New York Knicks et donc des Miami Heat lui propose un poste d’assistant.

C’est le début d’une relation qui forme l’assistant et le futur entraîneur principal.

 

Un poste d’assistant en NBA

 

Le poste d’assistant peut être ingrat en NBA. Il est celui qui, sur la direction de l’entraîneur principal, entraîne un joueur en particulier entre autres. Erik Spoelstra est de ce fait aussi bien utilisé pour développer les qualités spécifiques d’un joueur sur un aspect comme la défense, les différentes positions de tir, mais aussi l’aspect psychologique. Les assistants en NBA sont les membres de l’encadrement le plus en contact avec les joueurs. 

Comme dans toute organisation presque militaire, il faut un général, un président, un directeur lié directement au terrain, mais qui s’occupe des transferts, en NBA les directeurs des opérations basket, un des plus célèbres est Jerry Krauss aux Chicago Bulls. Dans l’imagerie populaire le rôle de Brad Pitt dans le film Le Stratège (Moneyball dans son titre original) dans le rôle du manager des Athletics d’Oakland, Billy Bean, en base-ball et Jonah Hill dans celui d’un assistant.

 

September 18, 2011; Oakland, CA, USA; Movie actors Stephen Bishop (far left), Casey Bond (second from left), and Jonah Hill (second from right) pose for a photo with Oakland Athletics former player Scott Hatteberg (far right) before the game against the Detroit Tigers at O.co Coliseum. Hill is promoting the new movie about the Athletics called Moneyball. The Tigers defeated the Athletics 3-0. Mandatory Credit: Kyle Terada-USA TODAY Sports

 

Il faut un entraîneur qui, à l’image d’Erik Spoelstra aujourd’hui, peu cumuler les deux postes et des assistants comme lui en 1997 qui seconde au quotidien l’entraîneur. Comme nous l’avons vu avec Gregg Popovich, être dans l’ombre, n’est pas toujours facile à accepter. Quand on a 37 ans et que l’on est assistant vidéo, la proposition d’être un assistant coach est une offre qui ne se refuse pas.

 

Dans le prochain épisode, nous verrons la relation particulière qui lie Pat Riley le mentor à son successeur Erik Spoelstra.

 

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