La dynastie des Warriors est elle de retour ?

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Qualifiés pour les NBA Finals, au profit des Mavericks, les Golden State Warriors retrouvent la plus belle scène de basket, pour la sixième fois en huit saisons.

Six apparitions en finale NBA en si peu de temps, ce n’est pas du jamais vu, mais il faut remonter au siècle dernier pour trouver pareil performance, venant bien évidemment des Chicaco Bulls, lors des saisons 1991 – 98. Bien avant, les mythiques franchises des Boston Celtics et des Los Angeles Lakers avaient également établis pareil performance. Il y a pire compagnie sur la photo de famille …

Les explications tactiques, techniques sont évidemment nombreuses, mais revenons un peu en arrière.

Les Warriors, une franchise pas comme les autres.

Souvenez vous, il y a deux ans, les Warriors sortaient d’une de leurs pires saisons régulières, un bilan indigeste de 15 victoires pour 50 défaites, le pire bilan de la ligue et beaucoup de questions autour de cette équipe qui avaient outrageusement dominé la NBA depuis 2015.

Mais les Warriors ne sont pas une franchise traditionnelle, la vision au sein du management, du staff ou des joueurs n’a jamais changé.

Kevon Looney, arrivée en 2015, et qui a connu les heures fastes de la franchise de Californie expliquait alors :

Quand les temps étaient durs, on perdait mais je pense qu’on avait encore un bon groupe. Nous étions en mesure de conserver cette culture dans les vestiaires. C’est difficile à faire mais je pense que l’on a fait un excellent travail, en gardant notre style de jeu, en tenant les joueurs à un haut niveau et à des standards élevés.

Dans une NBA où tout va très vite, où la continuité n’est pas le maître mot dans la majeure partie des franchises, les Warriors ont persevérés dans leurs certitudes, autour de leur noyau Draymond Green – Stephen Curry – Klay Thompson (et du coaching de Steve Kerr).

Ce « Big Three » en est à 586 matchs joués ensemble, une performance à souligner et qu’on ne reverra peut être pas de sitôt, alors qu’aujourd’hui les rosters NBA changent d’année en année, que les contrats des joueurs sont échangés à la vitesse de l’éclair et que les « superteams » ne durent qu’un temps (Lakers, Nets, Rockets …)

Cette forme de loyauté et de fraternité est unique, c’est une des raisons principales du retour au sommet des Warriors, et Stephen Curry en parle très bien, en sortie de qualification lors du Game 5 face à Dallas :

C’est juste un ADN que vous ne pouvez pas enseigner. Notre esprit de compétition, de feu, notre coeur, la façon dont nous jouons et notre faculté à trouver les solutions pour gagner des matchs, en particulier lors des matchs éliminatoires, quand cela compte le plus. Tout cela s’appuie sur des années d’expérience et sur l’alchimie que nous batîe ensemble ».

Au cours de ces années de réussite, les Warriors ont d’abord était cette équipe injouable pour les adversaires grâce au travail acharné du staff, mené par un homme, Stever Kerr, arrivé dans La Baie en  2014, il y a plus de 2800 jours maintenant.

Durant toutes ces campagnes de playoffs à l’Ouest, les Warriors ont du affronter des adversaires et des joueurs exceptionnels : citons les Rockets du duo Harden – Chris Paul, Les Blazers de Lillard et McCollum, ou bien encore le Thunder du duo Westbrook – Durant, qui aura explosé après le passage des Californiens.

Sur les 23 séries de playoffs joués par les Warriors sous l’arrivée de Steve Kerr, c’est 21 victoires. Les deux défaites sont en finales :  la dernière en 2019 face aux Raptors, et bien entendu, la plus terrible, en 2016, face aux Cavaliers de LeBron James, alors que les Warriors avaient réussi la plus grande saison régulière de l’histoire (73 victoires pour 9 défaites).

La dynastie de ces Warriors rentre donc dans la discussion des plus grandes équipes All Time , à côté des Spurs du trio Duncan – Parker – Ginobili ; des Bulls de Jordan – Pippen – Kerr (ah déjà lui …) ou des Lakers à la grande époque du Showtime.

Mais à la différence de ces équipes précédemment cités, la fin de l’aventure Warriors n’est peut être pas encore terminée.

Les Warriors 2.0

Golden State a su remodeler son équipe, autour de ces joueurs majeurs, toujours aussi impressionnants, mais qui vieillissent inexorablement (Curry 34 ans, Thompson 32 ans).

Le management des Warriors, dirigé par Bob Myers, a travaillé efficacement et les résultats se concrétisent aujourd’hui :  d’abord Andrew Wiggins, qui réussit cette saison des playoffs d’un très haut niveau (15,8 pts, 7 rebonds, 1,7 passes en 16 matchs de post season).

Mais également Jordan Poole, 28ème choix de la Draft et qui a explosé cette saison (7 matchs à 20 pts ou plus dans ces playoffs).

Ces deux joueurs ont étaient essentiels dans la résurrection des Warriors à un tel niveau.

A côté de ces deux ajouts, d’autres joueurs de qualité offrent aujourd’hui aux Warriors un effectif pléthorique et performant : Otto Porter Jr, Gary Payton II (malheureusement blessé), Jonathan Kuminga ou encore Nemanja Bjelica. Tous ces joueurs n’ont pas un temps de jeu important mais chacun peut apporter sur une série, sur un match.

Dernier atout dans la manche des Warriors, un joueur que les Warriors ont déjà eu dans leur effectif, il a même terminé MVP des finales en 2015, un certain Andre Iguodala. Alors certes il ne rentre pas sur le parquet, mais son leadership, ces connaissances, son esprit de coéquipier modèle sont des atouts inestimables.

 

Malgré ce palmarès déjà incroyable, les Warriors ont cette année l’occasion de garnir un peu plus l’armoire à trophée, et d’asseoir davantage cette dynastie pour l’éternité. Très peu de gens avaient envisagé un retour au premier plan de cette équipe de Golden State, après l’état de grâce entre 2015 et 2019 et la descente aux enfers qui s’en est suivi.

Laissons le mot de la fin à un des artisans de cette réussite, Klay Thompson, qui résume parfaitement la situation :

Nous sommes heureux d’être içi, mais cela aiderait beaucoup notre héritage si nous terminions la « mission » et si nous gagnions. Nous voulons finir le travail de la bonne manière et le faire pour la « Dub Nation ».

 

Source : cbssports.com & forbes.com

 

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