Défenseur de l’année 2022 : Marcus Smart rentre dans l’histoire

par 4 minutes de lecture
Marcus Smart, DPOY 2022
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Marcus Smart, le meneur des Boston Celtics, est élu Défenseur de l’année et inscrit enfin son nom au palmarès. C’est une première pour un guard depuis le sacre de Gary Payton en 1996. Il devance Mikal Bridges et Rudy Gobert.

Le verdict est tombé. Marcus Smart est nommé par la NBA meilleur Défenseur de l’année sur la saison 2021-2022. À la lutte avec Mikal Bridges, ailier des Phoenix Suns et le triple défenseur de l’année, Rudy Gobert, Smart l’emporte avec 55 points d’avance. Il a obtenu 37 premières places contre 22 pour son poursuivant.

Depuis sa draft en 2014, Marcus Smart n’a cessé d’épater en défense. Son nom revenait souvent dans la discussion du DPOY. Malheureusement, son poste était souvent un frein au moment de la remise du trophée. Les votants lui préférant des intérieurs avec des statistiques bien plus étoffées au rebond et au contre. Pas cette fois et c’est une juste récompense pour le numéro 30 des Verts.

Difficile de ne pas le lui donner cette année quand on voit les statistiques défensives de son équipe. Les Boston Celtics sont la meilleure défense de la ligue en points encaissés (104,5) et la deuxième au rating défensif derrière les Golden State Warriors (106,9).

Individuellement, l’impact est aussi chiffré. Il vole 1,7 ballons par match (proche de son record en carrière). Par ailleurs, quand Marcus Smart défend, le pourcentage de son adversaire à trois points est inférieur de 2,9% par rapport à la moyenne de la ligue. Enfin, il affiche son record en carrière au defensive win share (3,7).

Surtout, comme la performance va souvent au-delà des chiffres, il défend le meilleur extérieur adverse soir après soir. Son abattage soulage grandement les deux stars de cette équipe : Jaylen Brown et Jayson Tatum qui peuvent se concentrer sur l’attaque des C’s.

Le trio Smart / Brown / Tatum

De bonne augure pour les Playoffs où sa défense sera déterminante dans le succès des siens, à commencer par ce premier tour épineux face aux Brooklyn Nets où il aura la charge de museler Kyrie Irving. Pas une mince affaire mais le bonhomme adore ce type de challenge.

Un sacre historique pour Marcus Smart

Ce cru 2022 va marquer l’histoire. Il faut se rendre compte de l’événement que représente cette nomination. L’élection d’un guard en tant que DPOY a eu lieu seulement six fois dans l’histoire.

Le premier récipiendaire, Sidney Moncrief, a remporté les deux premiers trophées en 1983 et 1984. En 1986, Alvin Robertson, arrière des San Antonio Spurs, part avec la statuette.

Deux ans plus tard, c’est Michael Jordan (un nom qui vous dit sans doute quelque chose) qui soulève le précieux sésame. Faut dire que Jojo affiche des moyennes stratosphériques pour un arrière (3,2 interceptions et 1,6 contres par match).

Michael Jordan, DPOY en 1988

Ensuite, ce trophée sera trusté majoritairement par des intérieurs, jusqu’à la nomination de Gary Payton. The Glove est le meilleur meneur-défenseur de l’histoire et sa victoire est plus que logique dans une ère pourtant dominée par les grands (O’Neal, Robinson, Ewing ou encore Olajuwon).

Il aura donc fallu attendre 26 ans pour qu’un nouveau meneur remporte le titre de Défenseur de l’année. Rappelons que Marcus Smart avait tweeté il y a quelques semaines :

Rule 47.1A
« No NBA guards without the initials GP are allowed to win DPOY »

Force est de constater qu’il s’est trompé. Et comme la NBA met toujours les petits plats dans les grands, c’est Gary Payton en personne qui est venu remettre le trophée à Marcus Smart, bien entouré par ses coéquipiers et le staff des Boston Celtics.

Le tweet avait été soigneusement encadré et posé sur un chevalet. Un moment particulier et un symbole fort pour deux immenses défenseurs qui ont fait des barbelés et de la colle leurs instruments préférés de torture.

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