Darius Garland chez les Spurs, une bonne idée ?

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NBA – Alors que nous nous dirigeons pas à pas vers la fin de saison, la période des grands mouvements de l’été se rapproche fortement. Parmi eux, les Spurs chercheront à se renforcer. Darius Garland pourrait être une option sur la table.

 

Les Spurs le savent, ils seront attendus cet été. Après avoir assisté à l’éclosion du phénomène Wembanyama sur sa première année, il est impératif pour les texans d’offrir une chance à son prodige de pouvoir performer collectivement. Cela passera donc par un été actif où il faudra nécessairement ramener du monde. Darius Garland, meneur des Cavaliers pourrait être une cible potentielle.

 

Garland, un profil Wembanyama compatible ?

 

Pour commencer, il convient de se demander si oui ou non, un tel mouvement est cohérent pour les Spurs. Après la première année du projet Wembanyama, San Antonio, qui a achevé l’exercice à l’avant-dernière place de la conférence Ouest, peut dresser le constat que Wembanyama sera sa star du futur sans aucun doute mais qu’à côté, il n’y a pour le moment pas grand-chose.

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Victor Wembanyama, souvent trop seul l’an dernier. Mandatory Credit: Scott Wachter-USA TODAY Sports

Même si certains joueurs ont donné satisfaction, à l’image de Vassell ou Johnson, cette saison aura mis en lumière le manque cruel d’un vrai meneur titulaire dans le Texas.

Tre Jones n’étant pas un mauvais joueur de basket-ball, il faudra probablement un meneur de plus haut standard pour permettre aux Spurs de retrouver les sommets. Jones n’a probablement pas les compétences nécessaires, notamment dans la création, pour permettre à Wembanyama de briller encore plus et les meilleurs joueurs des Spurs sont surtout des intérieurs, d’où le besoin urgent de concentrer leurs efforts sur un meneur.

Voilà ce qui nous amène à l’hypothèse Garland.

De son côté, Garland sort probablement de sa plus mauvaise saison en carrière (hors saison rookie) à Cleveland (18.4 points et 6.5 passes décisives en moyenne par matchs à 37% à 3pts) où il aura été gêné par les blessures le contraignant à ne jouer que 57 matchs.

Pour autant, le contexte de San Antonio paraît intéressant pour lui. En effet, il semblerait que l’arrivée de Donovan Mitchell l’an dernier chez les Cavs l’ait un petit peu perturbé.

Les deux joueurs partagent des profils similaires, ils aiment porter le ballon et scorer, et cela laisse parfois l’impression qu’ils se marchent sur les pieds d’autant que les deux évoluent à l’arrière. En plus de cela, Garland peut aussi difficilement exprimer ses talents de shooteurs à longue distance en raison du spacing limité des Cavaliers, qui évoluent avec Allen et Mobley dans le 5 majeur.

Cleveland s’étant déjà clairement positionné en affichant la volonté de prolonger Mitchell et d’en faire son option numéro 1, Garland pourrait se demander si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs.

Et notamment à San Antonio, où les lignes arrières sont assez pauvres à l’exception de Vassell, où il y a un manque criant de meneur au profil de shooteur, créateur et passeur et où un joueur de 2m24 occupe une bonne partie des défenses à l’intérieur laissant plus d’espace à l’extérieur.

Pour mettre des chiffres sur tout cela, en 57 matchs cette saison, Garland a effectué 58 passes directement vers la zone réglementée (zone délimitée par un arc de cercle sous le panier), le 10ème plus haut total en NBA. À titre de comparaison, Tre Jones n’en a fait que 37 tout en ayant joué 20 matchs de plus que son homologue de l’Ohio.

En plus d’être un scoreur d’exception, Garland aime jouer avec ses intérieurs dans la raquette : le profil idéal pour épauler Wembanyama. Avec près de 6 tirs à trois points tentés en moyenne par matchs sur les trois dernières saisons, les Spurs ramèneraient en la personne de Garland le profil qu’il leur manque pour gagner des matchs et le profil qu’il manque à « Wemby » pour faire encore plus mal aux défense adverses.

Cependant, ce deal pourrait être assez difficile à concrétiser.

 

Garland dispose d’un gros contrat et n’est pas agent libre cet été

 

Si les deux parties trouvent des intérêts communs à une arrivée du joueur dans le Texas, encore faut-il pouvoir réaliser l’opération, qui n’est pas si simple.

Effectivement, Darius Garland ne sera pas agent libre cet été, et n’entrera pas non plus dans sa dernière année de contrat l’an prochain à Cleveland, ce qui aurait pu faciliter le transfert.

De plus, le meneur avait signé il y a deux ans le plus gros contrat de l’histoire de la franchise de l’Ohio avec 193 millions de dollars américains sur 5 ans et il doit donc encore toucher 163M de $ de ce contrat. Un montant que les Spurs doivent impérativement absorber dans le cadre d’un transfert.

De ce point de vue là-déjà, San Antonio devrait déjà légèrement dégraisser puisqu’ils n’auront que 20M de $ disponible cet été. On pourrait penser que Zach Collins et son contrat (18M de $ sur les deux prochaines saisons) pourrait être envoyé quelque part pour libérer du cap notamment.

Deuxième interrogation, est-ce que les Spurs ont envie de miser gros sur Garland, dont le contrat prend de la place et pourrait entraver une autre grosse option. En faisant venir Garland et son gros contrat, San Antonio doit faire le pari que c’est avec lui aux côtés de Wembanyama que les Spurs seront des candidats au titre et que ce duo et celui du futur.

 

Mandatory Credit: Scott Wachter-USA TODAY Sports

Enfin, il faudrait trouver un accord avec Cleveland pour qu’ils laissent partir leur meneur All-Star. Au vu de la richesse de l’effectif de Gregg Popovich, il y a de bonnes chances que les Cavs réclament des premiers tours de Draft pour accepter le transfert. Ainsi, là-encore, les Spurs doivent s’assurer que Garland est à 100% l’homme du futur qui vaudrait la peine d’hypothéquer en partie l’avenir de la franchise.

 

En conclusion, si un mariage Spurs-Garland semble sur le papier plutôt cohérent, la situation contractuelle de l’ancien de Vanderbilt pose plusieurs problèmes qui pourraient amener San Antonio à réfléchir par deux fois à l’éventualité de ramener Garland dans le sud du Texas.

 

© Daniel Dunn-USA TODAY Sports 

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