Un back to back plein d’enseignements pour les Celtics

par 5 minutes de lecture
Celtics
par 5 minutes de lecture
Enlever la pub

NBA – Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, 24h après s’être sortis du piège de la tanière des Grizzlies, les Celtics sont tombés dans un nid de frelons.

Une défaite en back-to-back pleines d’enseignements pour des Celtics toujours leader de la ligue avec un bilan de 11 victoires pour désormais 3 défaites.

Une saison NBA est longue et ce ne fut une surprise pour personne lorsque les Celtics annoncèrent se présenter en Caroline du Sud sans deux de leurs joueurs majeurs sur le parquet, au lendemain d’une victoire à Memphis. Al Horford et Derrick White étant listés OUT, ce match représentait une opportunité pour les hommes du banc de se montrer, notamment Oshae Brissett.

L’occasion pour Sam Hauser de poursuivre sa très belle lancée du mois de Novembre, lui qui était pour la deuxième fois de la saison dans le 5 majeur.

Derrick White, le ciment irremplaçable

Dans un match dans l’ensemble maîtrisé par les hommes de Joe Mazzulla et mené par un Jayson Tatum très adroit, ce sont finalement les titulaires, pourtant la grande force des Celtics sur ce début de saison, qui ont le plus souffert. Un sentiment de déjà-vu qui rappelle la défaite contre les Timberwolves lors de laquelle Derrick White était absent.

Au-delà du bilan de 1-2 sans DWhite (10-1 avec), c’est le rendu visuel qui est changé par sa seule présence. Ses absences ne font que renforcer le rôle de ciment du 5 majeur que joue à la perfection Derrick White depuis le début de saison, bien plus qu’une 5ème roue, il est le rouage essentiel qui libère Jrue Holiday et facilite le jeu de Brown et Porzingis.

  • Jrue avec DWHite : 12.5/7/4.6 à 46% au tir et 36% à 3pts en 40 minutes
  • Jrue sans DWhite : 13.7/ 8.7/7 à 35.7% au tir et 31.3% à 3pts en 33 minutes

 

  • Brown avec DWHite : 21.5/ 4.9 / 3.1 à 47.7% au tir et 38.6% à 3pts en 33 minutes
  • Brown sans DWHite : 20.7 / 5.3 / 3.7 à 36.7% au tir et 20.8% à 3pts en 36 minutes

 

  • Porzingis avec DWhite : 19.5 / 7/2.3 à 57.3% au tir et 36.2% à 3pts en 30 minutes
  • Porzingis sans DWHite : 19.7 / 6.7 / 0.7 à 47.4% au tir et 25% à 3pts en 33 minutes

 

Si les échantillons sont encore faibles, l’apport de Derrick White sur le reste du 5 majeur et le trou laissé par son absence sont déjà fortement visibles. Une absence particulièrement visible en fin de match. Après avoir mené d’une dizaine de points tout au long du match, les Celtics ont encaissé un 0-9 lors des deux dernières minutes pour aller en prolongation.

Le réveil de Pritchard

Les absents ne sont pas les seuls à avoir brillé au Spectrum Center de Charlotte, en difficulté avec son shoot depuis le début de la saison (malgré une préparation en feu), Payton Pritchard a sorti le costume trois pièces cette nuit et son meilleur match de la saison. 21 points, 6 rebonds (dont un rebond défensif clutch en overtime) et 3 assists à 57% au tir dont un excellent 62.5% à pts (5 /8). Si le 5 majeur a souffert et n’a pas semblé en rythme, Payton Pritchard a fait la totale à la défense des Hornets, enchaînant les ficelles longues distances clutchs et se permettant même quelques dribbles et actions renversantes en fin de match.

Au-delà de Payton Pritchard, cette défaite aura au moins permis de rassurer sur la profondeur de l’effectif puisqu’il est à souligner les bons apports de Luke Kornet et d’Oshae Brissett.

Le retour de la suffisance ? 

Une défaite en prolongation en back-to-back en déplacement, ce sont des choses qui arrivent en NBA, même aux meilleurs. Si les défaites sont rarement rassurantes, cette dernière, même explicable, est perturbante tant les Celtics semblent dépendants de Derrick White et de Jayson Tatum, hauteur d’un très bon match entaché du lancer-franc raté pour égaliser à 5 secondes de la fin : 45 points, 13 rebonds, 6 passes et 2 contres en 54/47/80.

Cette défaite laisse un sentiment de suffisance qui dérange et qui colle à la peau des Celtics depuis un petit moment dès lors qu’ils affrontent un adversaire “moins clinquant” ou supposé plus faible Une suffisance exposée à la vue de tous lors des derniers playoffs. Une forme de complexe de supériorité qui se traduit entre autres par les 10 points laissés sur la ligne des lancers-francs en raison d’un atroce 18 sur 28, loin des 80% de réussites habituels.

 

Après une série de 6 victoires, cette défaite – pour le moment anecdotique – s’ajoute à la liste des défaites inquiétantes des Celtics sur les dernières saisons. Après les Pistons en 2020-21 (1-2), les Knicks en 2022-23 (1-3) et le Magic en 2022-23 (1-3), les Hornets seraient-ils la nouvelle bête noire des Celtics en 2023-24 ? Réponse le 12 décembre prochain.

 

Credit photo : Petre Thomas-USA TODAY Sports

Enlever la pub

Commentaires

guest

0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires