Doc Rivers : Le bon coach pour Ben Simmons ?

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Quand il s’agit du succès des Philadelphia 76ers, tout le monde peut être félicité. Joel Embiid candidat MVP, Seth Curry 50.7% à 3-points ou encore Tobias Harris d’une efficacité léthale, la première place des 76ers à l’Est est tout sauf un hasard.
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Et puis il y a cet homme, Doc Rivers, fraîchement arrivé de Los Angeles. Le succès du coach de Philadelphia s’explique notamment par sa volonté de maximiser l’impact de Ben Simmons. Homme à tout faire de Philly, Simmons se voit attribuer les petites tâches de l’équipe qui, additionées, ont un impact incontournable.
 »Je n’en ai rien à faire du fait que Simmons ne sache pas tirer du moment que les autres semblent y accorder de l’importance. Je ne me soucie que du fait que ce soit un excellent joueur, et je compte bien le faire jouer. Je vais lui donner les clés et le laisser libre de jouer. Si il ne prend aucun tirs, ça me va. Si il prend 10 tirs à 3-points, ça me va. Si il provoque 15 lancers-francs, ça me va aussi. Ben est un joueur assez brillant pour que je le laisse jouer et que je ne me mette pas en travers de son chemin en essayant de l’embrouiller avec de la m*rde. L’important est de gagner et je veux que Ben se concentre là dessus. Comment rendre l’autre meilleur et gagner. » – Doc Rivers 
 »Doc reste réaliste avec moi. Il reste authentique. Il veut me voir devenir meilleur, progresser, rester dans la salle de sport et continuer à travailler. Jusque là j’en ai appris énormément. » – Ben Simmons

Brett Brown – Ben Simmons : un échec

Ces objectifs fixés par Rivers sont les mêmes que ceux de l’ancien coach des 76ers, Brett Brown. La stagnation de Simmons étant l’une des raisons du licenciement de Brown, celui-ci semblait de toute façon pas être sur la même longueur d’onde que le meneur Australien.

(Photo : Jesse D. Garrabrant)

Lors de sa dernière saison, le coach Américain a fait comprendre que Ben Simmons, selon lui, devait devenir un danger plus important derrière la ligne des 3-points afin de faire passer un cap aux 76ers.

Sur ses trois premières saisons passées avec Brett Brown, Simmons tentait en moyenne un 3-points tous les 9.04 matchs. Sous Doc Rivers en revanche, le meneur tire en moyenne un 3-points tous les 2.72 matchs, de loin sa plus grosse moyenne depuis son arrivée dans la grande ligue.

Doc Rivers et Ben Simmons, la connection fonctionne

Bien qu’étant l’un des joueurs les plus polyvalents de toute la NBA avec sa capacité à défendre passer et scorer, le jeu très fermé de Ben Simmons pose problème. Sa manière de procéder consiste à attaquer le cercle pour ensuite effectuer la passe ou essayer de marquer. Mais la simplicité et le manque de diversité dans sa façon de jouer le rendent parfois plus facile à limiter pour les équipes adverses.

Son jeu au scoring a cette saison connu une chute considérable, mettant en moyenne 13,5 points par match, sa pire moyenne en carrière. Cependant, Simmons connait un vrai succès dans des catégories passant inaperçues, notamment en défense. Intercepteur le plus prolifique la saison dernière, il se classe cette année en première position en nombre de ballons déviés par match affichant une moyenne de 4.0 balles déviées par rencontre.

(Photo : Yong Kim)

Certains éxécutifs pensent que cette progression de Simmons dans des secteurs peu médiatisés du jeu s’expliquerait par l’arrivée de Rivers aux 76ers.

 »Ils ont de très bons éléments pour construire une équipe vsant le titre avec Joel et Ben, mais ils avaint besoin d’un gars pour finir le boulot »  »C’est pour ça que Doc est là » – Un éxécutif de la conférence Ouest

Doc Rivers semblerait donc avoir trouvé un terrain d’entente avec Simmons, en amplifiant ce en quoi le meneur Australien était déjà doué.

 »Doc peut parfois être un c*nnard, vraiment » dit un des ses anciens joueurs de Boston  »Mais il essaiera toujours de tirer le meilleur de ses joueurs, et généralement, ça marche. » 

 »Doc nous force toujours à être meilleurs que le match précédent, peu importe contre qui nous jouons; que ce soit contre le champion en titre ou la pire équipe de la ligue » – Tobias Harris

(Photo : Steven M.Falk)

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