5 choses à retenir du Game 7 entre Miami et Boston

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Miami / Boston Game 7
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Boston retrouve les Finales NBA. La franchise du Massachusetts a gagné le Game 7 en Floride face au Miami Heat (100-96). Pour leur première apparition en finale depuis 2010, les Celtics affronteront les Golden State Warriors. Voici les 5 choses à retenir de ce Game 7.

1- Les Boston Celtics, champions de la conférence Est

77% des équipes recevant le Game 7 se sont qualifiées. Boston a contredit cette statistique ce dimanche soir. Prenant le lead rapidement, les Boston Celtics présentent une avance de 15 points à la fin du premier quart-temps (32-17). On se dit alors que le scénario va de nouveau se répéter. Autrement dit un autre blow-out.

Pourtant, Miami (pardon Jimmy Butler) fait un push dans le deuxième quart pour n’être menée que de six points à la pause. Tout est encore possible pour les deux équipes et on s’en réjouit. Malheureusement, les locaux ne parviennent pas à prendre le score.

À l’orée du quatrième quart, le Miami Heat est toujours à portée de tir mais est mené de sept points. À quatre minutes de la fin, les Floridiens accusent un retard de 13 points. Dans l’énergie du désespoir, ils vont passer un 11-0 aux Celtics pour revenir à deux points (98-96).

Cependant, les 20 dernières secondes seront très mal gérées, à l’image du dernier tir de Jimmy Butler, assez incompréhensible. Le Heat perd et c’est Boston qui part en Finales NBA pour la première fois depuis 2010.

2- La défense des Celtics

On ne cesse d’encenser cette défense verte depuis le début des Playoffs. Pourquoi ? Parce qu’elle aligne les masterclass. Lors de ce Game 7, la défense verte a encore fait merveille. Drivée par le duo Marcus Smart / Al Horford, ils ont su pousser le Heat dans ses retranchements.

Al Horford a, une nouvelle fois, parfaitement joué son rôle de protecteur de cercle avec une interception et deux contres mais surtout un nombre incalculable de drives contestés. Marcus Smart a volé deux ballons et a été précieux dans la mise en déroute des extérieurs adverses.

Enfin, Jayson Tatum s’est bien montré dans ce Game 7, surtout dans le moeny time où ses défenses ont pesé lorsque le Heat faisait son comeback inespéré. Il finit comme Big Al avec une interception et deux contres. Comme le le dit l’adage : « L’attaque fait gagner des matchs, la défense fait gagner des titres ».

3- Jayson Tatum, premier récipiendaire du Larry Bird Trophy

Le symbole est immense. Le premier vainqueur du Trophée Larry Bird (récompensant le meilleur joueur des finales de conférence) n’est autre que le franchise player actuel des Celtics : Jayson Tatum.

L’ailier marche dans les pas de l’icône Larry Bird. Il termine ses finales de conférence avec des moyennes de 25 points, huit rebonds, quasiment six passes, une interception et un contre. Le tout à des pourcentages corrects avec 46% au tir et 86% aux lancers, par contre un moyen 35% de loin.

Une fois de plus, il aura drivé les siens en attaque tout au long de ce tour avec deux matchs à 30 points et un seul sous les vingt points. C’est surtout en défense où le bonhomme a impressionné. Il a été déterminant dans le succès des Celtics avec des excellentes défenses alors que ce n’est pas un lockdown.

4- Jimmy Butler encore une fois grand dans ce Game 7

Jimmy Butler est resté dans la lignée de son Game 6 où il avait marqué 47 points au Garden pour arracher un Game 7 à la maison. Ce dimanche, il a porté le Heat en jouant tout le match (48 minutes), aucun repos. Il finit le match avec 35 points et neuf rebonds à 13/24 au tir.

Il n’a pu empêcher l’écart creusé par les Celtics mais a répondu présent quand son équipe avait besoin. Il a notamment marqué 18 points dans le deuxième quart-temps à 5/5 au tir pour influer un retour du Heat.

Malheureusement, en fin de match, il fait un choix très discutable. Menés de deux points, les Floridiens arrachent un stop, Jimmy prend le rebond, remonte le ballon avec juste Al Horford devant lui.

Il pull up à trois points, un tir en course beaucoup trop court, et le Heat perd le match. Il a choisi cette option alors que le drive était la solution la plus sage et la plus réalisable. Cette fin de match s’est jouée à des détails et ce sont les Celtics qui repartent avec la win.

5- Un supporting cast encore aux abonnés absents

Les problèmes peuvent être masqués par moment mais ils finissent toujours par ressortir au moment de vérité. On a loué la profondeur de l’effectif du Miami Heat en saison et sur le début des Playoffs mais sur les finales de conférence, on a sans doute vu le plafond de certains joueurs.

Kyle Lowry est passé à côté. Il affiche un piteux 4/12 au tir pour 15 points. Il aura eu le mérite d’aller chercher les fautes pour sanctionner sur la ligne (6/9). Il aura aussi été chercher des passages en force. Dans la lignée de ses Playoffs très moyens.

PJ Tucker a été une nouvelle fois inexistant avec 0 point à 0/3 au tir. Il a pris quatre rebonds et contré un ballon. Néanmoins, il aura perdu deux ballons lors de ses 17 minutes sur le parquet.

Max Strus s’est démené sur le parquet malgré une adresse catastrophique (3/10). Il aura insufflé le comeback du Heat à la fin du match mettant un putback et surtout un trois points très important pour revenir à une possession.

Pour finir, le banc présente un honteux 5/18 au tir. Dans ce Game 7, seul Bam Adebayo a été en mesure d’accompagner Jimmy Butler. L’intérieur a réalisé un beau double-double avec 25 points et 11 rebonds.

Les Boston Celtics retrouvent les Finales depuis leur affrontement haut en couleur face aux Los Angeles Lakers du duo Kobe / Gasol en 2010. Ils retrouveront les Golden State Warriors pour un remake de la finale 1964. Amplement mérité pour ce groupe qui présente déjà un run de postseason all-time.

 

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