3 défaites de suite pour les Celtics, comment expliquer cette mauvaise passe ?

par 6 minutes de lecture
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Solides leaders de la conférence Est au 1er février, les Celtics ont connu depuis plusieurs défaites frustrantes.

Cette mauvaise période a engendré la perte de la première place de la Conférence, acquise depuis début novembre, au profit des Bucks. Depuis février, le bilan des C’s pointe seulement à la 7ème place de la ligue, 5ème de l’Est (9-6). Plusieurs explications possibles.

De nombreuses absences (Brown, Brogdon, Smart…) et un temps de jeu très important pour les cadres

Boston n’a pas été épargné par les blessures ces dernières semaines. Marcus Smart, touché à la cheville fin janvier, a manqué un mois de compétition et semble loin de son niveau de début de début de saison. Jaylen Brown a lui aussi été absent plusieurs matchs suite à une blessure au visage avant le All Star Break. Malcolm Brogdon a connu quelques soucis récurrents à la cheville qui l’ont rendu indisponible plusieurs soirs également. Joe Mazzulla a dû bricoler soir après soir, à l’image du match à Milwaukee sans aucun titulaire.

Bien que Boston possède un des effectifs les plus complets de la ligue, Joe Mazzulla s’est beaucoup reposé sur les cadres ces derniers temps, n’hésitant pas à les faire jouer plus de 40 minutes. Depuis début février, Jayson Tatum tourne à 38 minutes par soir et cela se ressent sur son jeu.

Payton Pritchard n’est quasiment plus apparu sur les parquets, tout comme Luke Kornet et Blake Griffin. Mike Muscala, dernière recrue, n’a également pas eu beaucoup de minutes pour s’exprimer. Depuis quelques semaines, la rotation s’est considérablement réduite, avec souvent les mêmes 8 joueurs se partageant le temps de jeu. A quelques semaines des Play-Offs, l’heure est plutôt aux tests qu’au repos et cette stratégie pourrait entraîner des conséquences sur la fraicheur début avril.

A voir comment les temps de jeu évolueront jusqu’aux play-offs.

L’inconstance dans les matchs, le manque de maitrise en fin de rencontre

Véritable rouleau compresseur en début de saison, puis en janvier après un second souffle retrouvé, les Celtics semblent retomber dans leurs travers. A l’exception du revers face aux Bucks, les 5 autres défaites étaient vraiment à la portée des derniers finalistes NBA.

Face aux Suns, les Celtics ne sont jamais rentrés dans leur match et ont laissé filer la victoire contre une équipe décimée, totalement à leur portée. Souvent devant au score (+28 contre les Nets, +14 contre les Knicks, +15 contre les Cavs), ils n’affichent plus aucune sérénité dans la gestion des fins de matchs.

Plusieurs de leurs récents succès (Cleveland, Philadelphie…) auraient pu être gâchés par des fins de match catastrophiques. Depuis la démonstration face aux Nets le 2 février, les Celtics n’ont remporté que 2 matchs par plus de 10 points, les 3 derniers succès s’étant joués à seulement 4 points de différence.

Cette mauvaise maitrise des matchs engendre du stress et le besoin de faire jouer les titulaires plus de 35 minutes par soir créant un cercle vicieux dont les joueurs de Joe Mazzulla ne semblent pas voir le bout.

La réussite à 3 points et la solidité défensive

Joe Mazzulla souhaite que son équipe shoote de loin. Vendredi soir, il avait justifié la défaite des siens par la domination des Nets dans le domaine. Les 59 tentatives face aux Knicks n’ont cependant pas répondu au problème, devenant par la même occasion un record de franchise.

Avec 45 tirs du parking par match en moyenne, les Celtics reposent beaucoup (trop) sur leur adresse. Le système de jeu est simple : créer des mismatchs, faire circuler le ballon pour libérer les shooters. Si cette stratégie fonctionnait bien en début de saison, la réussite inconstante des Verts en a fait un point faible lors des soirs où rien ne rentre.

Le manque d’adaptation, de variétés et de scoring dans la raquette vont poser de véritables problèmes aux pensionnaires du TD Garden en play-offs s’ils ne développent pas leurs stratégies offensives, à l’image des fins de match contre Cleveland et New York. Les 46% au tir dans la raquette face aux Knicks démontrent bien les faiblesses de l’équipe dans ce domaine.

Le manque de shoots à mi-distance rend également plus facilement défendables les drives, prévisibles.

Deuxième facteur, la défense est bien loin de ses standards. Depuis le All Star Break, Boston concède 118 points de moyenne par soir. Il s’agit tout simplement du deuxième plus haut total de la ligue, après Detroit (119.1). Et ce, même lorsque l’on enlève les prolongations (125 points face à Indiana, 113 face aux Knicks, 109 hier).

Les Celtics ne trouvent pas les solutions pour défendre ensemble, bien qu’individuellement Boston possède d’excellents profils. La dernière fois que les hommes de Mazzulla ont limité une équipe sous les 105 fut le match contre Philadelphie le 2 février, une éternité…Véritable identité de l’équipe sous Udoka, les Celtics auront besoin de resserrer les rangs pour la post saison !

Le 5 majeur se cherche et Jayson Tatum connait un coup de moins bien

Peu aligné ensemble, le terrifiant 5 majeur (Smart-Brown-Tatum-Horford-R.Williams) des derniers play-offs semble bien loin de son niveau de fin de saison dernière. Avec seulement une dizaine de matchs ensemble, il est difficile de jauger dès à présent son efficacité mais la forteresse défensive de l’année passée ne s’est pas mise en évidence pour le moment. Pour le moment, cette line up est bien loin d’être la plus efficace (-12.4 de NET RATING).

Ensuite, Jayson Tatum avait terminé le mois de janvier en feu (31 points et 10 rebonds de moyenne). Mais depuis début février, il est assez méconnaissable : beaucoup de briques envoyées à 3 points, peu de drives et un mid range disparu, pour tomber à « seulement » 25 points de moyenne le mois précédent. Difficile de comprendre pourquoi JT s’entête à allumer de loin, lui qui est si impressionnant cette saison lorsqu’il s’élance vers le cercle. Malgré ce petit coup de mou avant les play-offs, il a toutes les qualités pour rebondir et porter les siens dans les prochaines semaines.

Attention tout de même à la fatigue, lui qui totalise le 4ème temps de jeu de la ligue.

 

Les Celtics sont désormais 1.5 victoires derrière des Bucks inarrêtables depuis 2 mois (17-1 sur les 18 derniers matchs). La première place s’éloigne inexorablement et le statut de favoris des C’s a perdu du crédit ces dernières semaines. Attention tout de même, ils ont déjà prouvé maintes fois leur niveau en play-offs. A un mois du terme de la saison régulière, à eux de rassurer leurs fans quant aux chances de 18ème bannière au sommet du TD Garden, dans cette difficile période de rodage…

 

 

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