Philadelphie: Le Doc a trouvé le remède pour soigner les maux des Sixers

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Les Sixers connaissent un début de saison tonitruant, avec un bilan de 6 victoires pour une défaite les propulsant en haut du classement de la conférence Est. Mieux ils ont le meilleur bilan de la ligue après 7 matchs. La déception de la saison précédente oubliée, les Sixers peuvent-ils viser plus haut ? Penchons nous sur la question.

Doc Rivers et Daryl Morey les visages du renouveau

A peine Brett Brown remercié, les Sixers se sont précipités sur Doc Rivers qui venait d’être viré par les Clippers après la grosse déception des playoffs et une élimination par les Nuggets après avoir mené 3-1. Le Doc n’aura pas connu le chômage très longtemps.

La venue du coach champion avec les Celtics en 2008 qui marque donc un tournant dans le « Process », n’a pas vraiment rassuré les fans de Philly. En effet Doc Rivers trainent avec lui la réputation d’un coach incapable de gérer des stars et ses multiples échecs en playoffs ne plaidaient pas en sa faveur. Malgré tout il a rapidement eu le soutien de la star des Sixers en la personne de Joel Embiid, en effet le camerounais a tenu à lui souhaiter la bienvenue.

A peine arrivée, Doc Rivers a dû gérer la rumeur d’un trade de Ben Simmons. Il se murmurait même que le Doc ne comptait pas vraiment sur Ben Simmons dans ses plans pour la saison à venir. Finalement il a vite scellé le sort de son duo Embiid-Simmons. Mieux au fur et à mesure que la préparation avancée le nouveau coach des Sixers s’est même montré admiratif envers l’australien.

Je savais qu’il était rapide, mais je ne savais pas qu’il avait des réacteurs à la place des jambes. Quand il met son mode vitesse en marche, c’est incroyable la rapidité à laquelle il va. La plus grosse surprise, c’était que je savais qu’il défendait bien sur la balle, mais je ne savais pas qu’il avait de tels instincts loin du ballon. C’était une très bonne surprise.

Doc Rivers

Au final le Doc est en train de prouver en ce début de saison que les Sixers ont eu raison de lui faire confiance. Le style de jeu déployé par Philadelphie séduit et les victoires s’enchainent. Une véritable osmose est née entre les joueurs et le staff.

L’autre arrivée majeure, c’est celle de Daryl Morey fraichement débarqué de Houston, en tant que président des opérations basket. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a répondu aux attentes des dirigeants afin de reconstruire rapidement une équipe compétitive. Durant cet intersaison, le nouveau patron de Philadelphie a réussi une véritable masterclass notamment le soir de la draft, en arrivant à se débarrasser de l’énorme contrat d’Al Horford qui a déçu pour son unique saison et de Josh Richardson dans un échange à trois avec Dallas et OKC. Résultat il a récupéré deux gros shooters en la personne de Danny Green et Seth Curry. Et pour finir en beauté il a réussi à faire venir Dwight Howard en tant que back up de Joel Embiid.

Il manquait vraiment des joueurs fiable derrière l’arc la saison passé du côté de Philadelphie. Daryl Morey a remédié à ça avec brio et Doc Rivers a pour le moment réussi a créer une véritable alchimie dans l’équipe. Les résultats sont parlant.

Seth Curry le nouveau JJ Redick

Le départ de JJ Redick à New Orleans, a laissé un énorme vide du côté de Philadelphie. En effet en deux saisons avec les Sixers, Redick tournait à 17,6 points de moyenne par match, mais surtout il était précieux de par son adresse à 3 points. Son départ n’a pas été compensé la saison dernière et cela s’est vu dans le naufrage des Sixers la saison dernière notamment avec ce coup de balai subit au premier tour des playoffs par le rival Boston.

La priorité pendant l’intersaison était donc de lui trouver un remplaçant aussi adroit et pouvant amener une quinzaine de points par match. Les Sixers ont donc jeté leur dévolu sur un certain Seth Curry. En effet Seth Curry, qui a fait les beaux jours de Dallas la saison dernière notamment grâce à son adresse extérieure, est le joueur idéal pour épauler le duo Simmons-Embiid. Au cours de sa carrière le frère de la star des Warriors tourne à une moyenne de 45% à trois points.

En ce début de saison on peut s’apercevoir que Curry a bien pris ses marques du côté de Philadelphie, il tourne actuellement a une moyenne de 15,4 points par match mais surtout son pourcentage à trois points de 54,3% ajoute une réelle plus value à l’équipe. Il a rapidement accepté son rôle au sein de l’équipe et cela se remarque dans le système bien huilé mis en place par Doc Rivers.

 Je suis un de ces gars qui peuvent, je l’espère, les soulager d’une partie de la pression qu’ils subissent en leur offrant de l’espace et en leur permettant de jouer ici et là. Il faudra donc du temps pour que beaucoup de nouveaux joueurs s’habituent à jouer avec eux, mais c’est passionnant parce qu’à chaque fois que je suis sur le terrain avec deux des meilleurs joueurs de la ligue, en ce moment, ça me facilite la tâche .

Seth Curry

On peut ajouter à cela l’arrivée de Danny Green et vous avez là une équipe capable d’amener du danger n’importe où en attaque.

Fin du load management avec Embiid

Depuis le début de sa carrière, le géant camerounais a connu énormément de blessure, obligeant même son ancien coach à pratiquer le load management avec lui. Cette saison Embiid a averti qu’il avait changer son mode de nutrition et qu’il avait réalisé une meilleurs préparation physique afin de laisser les blessures derrière lui.

Depuis le début de la saison le pivot n’a manqué qu’un seul match celui de la seule défaite des Sixers à Charlotte. Sur ses 6 matchs joués, Embiid a une moyenne de 33,4 minutes joué son plus haut total durant ses 5 années dans la ligue, lui qui tournait en général entre 25 et 30 minutes par match. Même si cela ne semble pas vraiment plaire à Doc Rivers, ce dernier ne veut pas le limiter dans son temps de jeu surtout lorsque son pivot se sent en forme comme c’est actuellement le cas.

Je pense qu’il a joué l’autre soir presque 37 minutes, je n’ai pas aimé ça, mais ça va arriver. Vous traversez l’année et cela se termine par 34, 33. Je n’ai pas vraiment de baromètre des minutes.

Doc Rivers

Durant l’intersaison Joel Embiid a travaillé avec un nutritionniste, un préparateur physique et un masseur thérapeutique et il semblerait que cela porte ses fruits. En effet le camerounais se sent mieux.

Tout ce que j’ai fait, je suppose, a fonctionné. Je suis heureux d’avoir le soutien que j’ai mis en place. Je dois continuer à le faire.

Joel Embiid

Cette saison avec Embiid sur le parquet les Sixers n’ont toujours pas perdu. Quand le Camerounais va bien s’est toute l’équipe qui se met au diapason.

 

Tout les feux semblent au vert du côté de la ville de l’amour fraternel afin de réaliser une saison pleine. Le « Process » peut reprendre sa marche en avant et des beaux jours devraient attendre les fans des Sixers cette saison.

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