Draft NBA 2022 : Chet Holmgren, la licorne de Gonzaga

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Chet Holmgren, la licorne de Gonzaga
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La draft approche dans près d’un mois et Chet Holmgren a de grandes chances d’être sélectionné dans le top 3.

L’arrivée d’une licorne

Le terme de freak est de plus en plus galvaudé dans le monde de la NBA. C’est pourtant le terme qui définit parfaitement Chet Holmgren. Il mesure 2m15 pour 2m29 d’envergure. Tout ça en pesant uniquement 88 kg. Une ballerine de 2m15 ni plus ni moins. Le natif du Minnesota a montré ses talents cette saison avec Gonzaga, une fac très réputé en Amérique du Nord avec laquelle il a marqué 14 points par match avec 10 rebonds et 3.7 contres.

On le connait également pour sa rivalité presque actée avec Victor Wembanyama. Une rivalité qui remonte aux championnats du monde U19 de l’an passée où Chet avait été impressionnant défensivement aux côtés de Jaden Ivey notamment.

Ses atouts

Sa taille dans un premier temps, représente un grand atout pour le pivot de 20 ans. Il est très difficile de le passer en défense. Que vous soyez grand ou petit, Chet Holmgren vous rendra la vie dure. Il possède un tel QI pour son âge qu’il a grandement dominé les raquettes de NCAA. Sa discipline lui permet, en plus, de ne pas faire de faute même en cas de contact avec son adversaire. En moyenne, Holmgren a pris 2.7 fautes par match cette saison. C’est autant que Rudy Gobert cette saison, par exemple.

Son sens du timing fait beaucoup penser au français, il emmène son adversaire et le contre en fin d’action. Le pivot est même capable de maintenir des guards lors de switchs et de les suivre dans leurs dribbles et leurs accélérations, une qualité rare pour un pivot.

Offensivement, il n’est pas obsédé par l’idée de marquer et peut laisser ses adversaires marquer pour un meilleur rendement. Il est pourtant très doué au tir (60.7% de réussite cette saison) avec un tir à mi-distance fluide et maitrisé. Son tir à trois points est également une menace et méritera d’être travaillé.

Ses faiblesses

Ses 88 kg lui permettent une grande mobilité mais l’empêchent de réaliser des écrans. Il a du mal à exister dans ces situations off ball mais est capable de glisser en pick&roll ou en pick&pop. Son agilité de création est également réduite, il a besoin d’un bon passeur pour vraiment exister offensivement. Contrairement à un Jokic, par exemple, il est moins décisif offensivement et peine à trouver ses coéquipiers (1.7 passes décisives par match).

 

Projection

Le potentiel défensif de Chet Holmgren est gigantesque, son potentiel offensif dépendra du système où il est envoyé. Au Thunder, par exemple, Shai et Josh Giddey auront tout le plaisir de trouver Chet dans leur raquette. Avec un Darius Bazley capable de poser des écrans, il pourrait bien former une très bonne raquette.

Son profil peut être comparé avec plusieurs joueurs mais Kristaps Porzingis est le joueur le plus ressemblant. Rudy Gobert pourrait également être mentionné. Rappelons que le pivot français a mis du temps avant de s’étoffer physiquement.

Holmgren, en tout cas, incarne un profil très intriguant. Il devrait, dans tous les cas, changer le visage de l’équipe qui le sélectionne en apportant de la défense, du catch & shoot et toute la culture de la gagne qu’il a appris chez les Bulldogs de Gonzaga.

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