Les salaires en MLB ne progressent pas autant que ceux de NBA et NFL

PAR Charles Taudin 09 DéCEMBRE 2021 Commenter

Dans une étude menée par Sportico, la croissance des salaires en MLB est à la traîne de celle des joueurs de NFL et de NBA malgré des droits TV en très forte progression.

Des salaires non corrélés aux revenus de la ligue

À l’instar de la NBA et la NFL dont les conventions collectives prévoient une corrélation des salaires sur les revenus, celle de la MLB ne le prévoit pas. En effet, les joueurs touchent environ 50% des revenus perçus par la ligue chaque année. les droits TV de la MLB se chiffrent tout de même à 2.2 milliards de dollars contre 2.4 milliards pour la NBA et 3.5 pour la NFL.

En conséquence, les revenus de la MLB ont progressé d’environ un millard de dollars en 4 ans mais les salaires n’ont presque pas bougé. L’année 2020 a vu une inflexion des courbes de progression des salaires en NFL et MLB :

Source : Sportico

 

Un salaire médian en baisse mais plus de très gros contrats

La MLB est contradictoire. Les super stars comme Corey Seager ou Max Scherzer signent des contrats astronomiques comme les 325 millions de dollars sur 10 ans que les rangers ont offert à Seager. Max Scherzer touchera plus de 43 millions de dollars par an avec les Mets, soit plus que la masse salariale totale des Orioles et des Pirates. Ce nombre de contrats juteux a explosé en l’espace d’une décennie. Ils sont désormais 17 joueurs à toucher plus de 26 Millions de dollars par an.

Source : Sportico

L’effet pervers c’est que les équipes constituent leur effectif avec davantage de contrat au salaire minimum. Celui de la MLB est le plus bas des quatre grandes ligues sportives américaines à 570 500 $, contre 925 000 $ (NBA), 750 000 $ (NHL) et 660 000 $ (NFL). Trente-cinq pour cent des joueurs des effectifs MLB de l’Opening Day de 2021 ont gagné moins de 600 000 $. EN six ans, le salaire médian de la MLB est passé de 1.65 millions de dollars à 1.15 millions, soit une baisse de 30%.

Dans le même temps, le salaire médian de la NFL a grimpé de 25% et de 50% pour la NBA.

source: Sportico

Une disparité des revenus et l’absence de Salary Cap 

EN MLB, à la différence de la NFL et la NBA, il n’y a pas de salary cap. Cela n’empêche donc pas les équipes de proposer des contrats aux montants records créant une vraie disparité entre les gros marchés comme Los Angeles ou New-York et les plus petits comme Denver.

Cette disparité s’accroit également aux niveau des revenus générés par les franchise via les droits TV locaux et leur stades. Par exemple, les Yankees touchent 10 fois plus de revenus que les Marlins. Cet écart tend à diminuer à 3 et demi lorsqu’on incorpore les droit TV nationaux. Cette disparité de revenus est aussi une des raisons pour laquelle la MLB ne met pas en place de revenue share comme ses deux homologues.

Les négociations en cours pour la nouvelle convention collectives sont surtout axées sur cette disparités de revenus entre les joueurs et un salaire minimum inférieur aux autres ligues majeures.

AUTEUR : Charles Taudin

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