Willie Mays souffle ses 90 bougies

PAR Charles Taudin 06 MAI 2021 Commenter

Le plus vieux membre vivant du Hall of Fame fête aujourd’hui ses 90 ans. L’occasion pour The Free Agent de revenir sur cette légende du baseball.

Le dernier d’une génération exceptionnelle pour la MLB

Il est l’un des derniers représentant d’une génération tout entière du baseball qui a disparu petit à petit depuis 2020 : Al Kaline, Henry Aaron, Lou brock, Bob Gibson ou encore Tom Seaver. Il est le représentant ultime d’une génération dorée pour le baseball et la MLB. En pleine expansion vers l’ouest, la MLB était un modèle pour les autres sports et pour l’Amérique, un modèle inclusion et de diversité. Le baseball était le rendez-vous incontournable des américains que ce soit au stade ou à la télévision.

Willie Mays avait débuté sa carrière en 1948 chez les Birmingham Black Barons. Très rapidement, il rejoindra les New-York Giants entre les années 50 et 1973. Joueur de champs centre, Willie Mays terminera sa carrière avec des chiffres impressionnants : 660 home run, une moyenne au bâton de 30.2%, 1903 points produits et 3 283 coups sûrs. Celui qu’on surnomme « Say Hey Kid » est peut-être le meilleur de tous les temps.

Sa première année complète était en 1954, alors que la saison ne comptait que 154 matchs, et il a joué plus de 150 matchs durant huit saisons consécutives. En 1962, lorsque la Ligue nationale a prolongé sa saison à 162 matchs, il a joué dans chacun d’entre eux (plus deux All-Star Game), et il a continué ainsi pendant les quatre années suivantes. En 1966, il a disputé les 10 manches du All-Star Game dans la chaleur étouffante de 105 degrés fahrenheit (plus de 40°C) de St. Louis.

Willie Mays a laissé son emprunte sur le baseball depuis son champ centre. Auteur de « The Catch », il est désormais indissociable de cette action de grand talent avec cette réception par dessus l’épaule gauche en pleine course. Il avait alors éviter qu’un point soit inscrit. Désormais ce geste est estampillé Willie Mays .

Il représentait tout ce que les franchises en 2021 recherchent chez leur prospects : le mouton à cinq pattes. Ils veulent quelqu’un de régulier au bâton, capable de frapper fort, de courir, d’être bon en défense, de lancer la balle correctement. Willie Mays avait tout de cela. Sa régularité était exemplaire. Il ne prenait que très peu repos (2 992 matchs de saison régulière joués).

Au dessus du lot jusqu’à la fin

Vainqueur de son deuxième titre de MVP à l’âge de 34 ans, Willie Mays continue d’être performant et au-dessus de tout le monde même à 40 ans. Avec un OPS de 0.907 à 40 ans, il était à 0.225 au-dessus de la moyenne en MLB. En 1972, chez les Mets, il est le leader en OBP et 3ème de la franchise en moyenne au bâton. Il courait plus vite que tout le monde et était même « capable de marquer un point depuis la première base sur un coup sûr simple » raconte Peter Magowan, le président des Giants.

Lors de sa dernière saison, il ne jouera que très peu avec les Mets qui joueront tout de même les World Series. Willie Mays fera une apparition remarquée, mais dans le mauvais sens. positionné comme pinch-runner, il sera placé dans le champs centre et ratera plusieurs balles haute à cause du soleil et ne paraissait pas en bonne forme à ce moment la. Il n’avait presque pas joué depuis plus de 6 semaines. Il ne sera pas épargné par ce raté.

Il prendra sa retraite dans la foulée mais continuera de servir les Mets comme entraîneur 1974 à 1979 puis comme conseiller spécial auprès des Giants de San Francisco. Son palmarès est tout aussi impressionnant que sa carrière :

  • Rookie de l’année en 1951
  • 2x MVP en 1954 et 1965
  • Vainqueur des World Series en 1954
  • 12x Gold Glove
  • 24x All-Star (en 20 saisons !)

Son numéro 24 sera retiré en 1972 par les Giants et il sera intronisé au Hall of Fame en 1979.

Un impact culturel

Avec Mickey Mantle (des Yankees) et Snider (des Dodgers), Mays faisait partie du trio de joueurs de champ de centre des équipes de New York des années 1950. Ces trois joueurs exceptionnels ont tous été élus au Hall of Fame par la suite. Les trois ont souvent fait l’objet de débats parmi les fans de New York quant à savoir qui était le meilleur joueur de centre de la ville.

Mays était une figure populaire à Harlem, le quartier à prédominance afro-américaine de New York et le berceau des Polo Grounds. Dans ce jeu de rue qui consiste à frapper une balle en caoutchouc avec une poignée de manche à balai adaptée, Mays pouvait frapper un coup qui mesurait «cinq égouts» (la distance de six couvercles d’égout consécutifs.). Une performance notable pour ce sport de rue !

Contrairement aux athlètes noirs comme Jackie Robinson, Mays avait tendance à garder le silence sur les questions de race, s’abstenant de se plaindre des pratiques discriminatoires qui l’affectaient. Son approche a eu ses critiques, car Robinson l’a un jour accusé, lui et certains de ses coéquipiers, de ne pas en faire assez pour le mouvement des droits civiques. Pour Mays son travail était de jouer au baseball, pas de parler de politique ou des problème sociaux du pays.

Je suis un joueur de baseball. Je ne suis ni un politicien, ni un écrivain, ni un historien. Je peux faire de mon mieux pour mon peuple en faisant ce que je fais de mieux.

Joyeux anniversaire « Say Hey Kid » !

AUTEUR : Charles Taudin

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