LaMarcus Aldridge retour sur une carrière longue et respectable

PAR Maxime Le Gorjus 16 AVRIL 2021 Commenter

LaMarcus Aldridge, un pur produit du Texas.

C’est un  pivot américain né le 19 juillet 1985 à Dallas au Texas. Il joue au lycée Seagoville toujours à Dallas. Déplus, il est considéré par Rivals.com comme le quatrième meilleur pivot et seizième meilleur joueur à son entrée à l’université. Normalement, à l’issu de son lycée, il doit se présenter à la draft de 2004, à la sortie du lycée. Néanmoins, sur le conseil de Shaquille O’Neal, il retire sa candidature. Il préfère intégrer l’équipe des Longhorn du Texas où il effectue deux années. En 2006, il est désigné meilleur joueur défensif de l’année de la réputé conférence Big 12 et membre de l’équipe type l’année. Il décide alors de se présenter à la NBA Draft 2006 où il est choisi en deuxième position par les Bulls de Chicago. Ce même soir, il part immédiatement à Portland contre Tyrus Thomas et Viktor Khryapa.

Portland, la révélation d’un immense talent.

Dès son année de rookie, LaMarcus Aldridge fait des étincelles. En effet il joue 63 matchs dont 22 fois dans le cinq majeur. Il compile en moyenne, neuf points, cinq rebonds et un contre, le tout en 22 minutes de temps de jeu et 50% de réussite aux tirs. Ces statistiques lui permettent d’être le pivot du cinq majeur des rookies de l’année 2007 ou NBA All-Rookie First Team. Il ne participe pas aux play-offs ses deux premières années, le temps de l’apprentissage. Dès sa troisième saison, en 2009, l’équipe joue les play-offs. Cette équipe compte dans ses rangs Brandon Roy, Rudy Fernandez et Nicolas Batum. Ils sont éliminés au premier tour par les Rockets de Houston. En neuf ans passé dans l’Oregon, il dispute les play-offs à cinq reprises.

Sur le plan individuel, il connaît ses meilleures années. En effet, il marque plus de 20 points en moyenne de 2011 à son départ en 2015. Les deux dernières années, il est même en double double en moyenne avec plus de dix rebonds. De ce fait, ses pères et le public le récompensent. Pour ce faire, ils le sélectionnent au All-Star Game les quatre dernières années passées à Portland. Il est aussi nommé dans le deuxième cinq All-NBA en 2015 et le troisième en 2011 et 2014. Malgré un juteux contrat de 65 millions de dollars sur cinq ans, le joueur est frustré par les performances de l’équipe. L’équipe ne parvient à passer le premier tour des play-off qu’à une seule reprise en 2014. De ce fait, à l’heure de renouveler son contrat en 2015, il décide de signer chez les San Antonio Spurs alors un phase de reconstruction.

San Antonio, le nouveau challenge et le temps des déceptions.

LaMarcus Aldridge arrive pour seconder Tim Duncan en fin de carrière. Fort d’un contrat de 84 millions sur quatre ans et de son statut de All Star, il apporte beaucoup d’espoirs dans une franchise habituée à gagner des titres. De ce fait, il espère enfin décrocher une bague de champion NBA. Il participe au play-offs chaque année avec des réussites mitigées. La première année les Spurs de San Antonio perdent quatre victoires à deux face au Thunder d’Oklahoma City en demi-finale de la conférence Ouest. L’année suivante, c’est en finale de conférence que les Spurs sont balayés quatre victoires à zéro par les futur champion, les Golden State Warriors. Le joueur constate une certaine progression. Malgré tout, cette embellie dans sa carrière ne dure pas.

En effet, les années suivantes, l’équipe perd dès le premier tour. De plus, le départ de Kawhi Leonard, lui aussi frustré par les résultats de l’équipe, laisse LaMarcus Aldridge sceptique sur les ambitions des Spurs. Convaincu par coach Popovich, il resigne pour deux ans. L’aventure se passe mal. Les Spurs sont absents des play-offs de la bulle d’Orlando en 2020 pour la première fois depuis vingt-deux ans. D’un commun accord, les deux parties décident de rompre le contrat qui les lie le 25 mars 2021. Il s’engage alors le 28 avec les Nets de Brooklyn au salaire minimum afin de gagner le titre qui lui manque. Comme nous l’avons déjà rapporté, l’histoire s’arrête le 15 avril 2021.

LaMarcus Aldridge prend sa retraite !

Un style de jeu et une carrière exemplaire.

LaMarcus Aldridge reste un pivot classique, pour ne pas dire à l’ancienne. Il est vrai, il n’a pas de shoot extérieur, il joue intérieur. Cela peut paraître surprenant aujourd’hui, les pivots tels Joel Embid ou Nikola Jokic possèdent cette capacité de tirer à longue distance. Or, LaMarcus Aldridge est un spécialiste des tirs à mi-distance et du travail dans la raquette. C’est un style de jeu classique mais terriblement efficace. Sa longévité malgré ses problèmes de santé en est la preuve. Les highlights ne suffisent pas pour analyser le jeu d’un joueur de ce type. Il est le roi du pick and roll et effectivement n’hésite jamais à dunker. Le quotient intellectuel basket,  la capacité à analyser le jeu et de s’adapter, est le facteur de démarcation entre les bons et les très bons joueurs NBA.

Les statistiques de sa carrière sont remarquables. Avec en moyenne 16 tirs pris par matchs avec une efficacité de 49,1%, le tout pour seulement 1,6 ballons perdus, il démontre ainsi son intelligence de jeu. Il est, à ce jour, le seul joueur à finir sa carrière à plus de 19 000 points marqués et plus de 8 000 rebonds pris. Les chiffres peuvent parler. Le constat est implacable, la ligue vient de perdre un joueur de grande valeur, un futur Hall of Famer. Au couchant de sa carrière, il lui manque un titre NBA. Peut-être que ses coéquipiers des Nets trouvent une motivation supplémentaire, si besoin est.  En effet, gagner le titre cette année est ainsi lui offrir le plus beau des cadeaux de départ en retraite. L’arrêt est brutal mais nécessaire pour sa santé. Nous pouvons donc retenir la carrière exemplaire et rare d’un joueur important de son époque.

AUTEUR : Maxime Le Gorjus

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