Forces et faiblesses des équipes NBA : division Atlantique

PAR David Deldongo 18 DéCEMBRE 2020 Commenter

La saison NBA fait son grand retour après une interruption causée par le coronavirus et une fin de saison au sein de la bulle d’Orlando. À l’aube du retour sur les parquets des athlètes de la planète basket, nous proposons un passage en revue des forces en présence. Aujourd’hui nous allons nous concentrer sur la division Atlantique.

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L’an dernier ce sont les Raptors de Toronto qui s’imposaient dans cette division avec un bilan de 53 victoires pour 19 défaites, le second de la conférence Est. Et pas moins de quatre équipes se qualifiaient pour les playoffs, contre deux équipes pour les autres divisions de cette conférence. Aussi, à l’aube de la nouvelle saison NBA, examinons plus précisément quelles sont les forces en présence dans la division Atlantique, et essayons d’envisager les futurs respectifs des Raptors de Toronto, mais aussi ceux des Celtics de Boston, des 76ers de Philadelphie, des Nets de Brooklyn et des Knicks de New-York.

Toronto Raptors

Bilan de la saison 2019-2020 : 53 victoires pour 19 défaites, premiers de la division Atlantique

Toronto a réalisé une très bonne saison régulière malgré la perte de son joueur majeur à l’intersaison, Kawhi Leonard. Lorsque cette équipe, tenante du titre, entame le nouvel exercice, certains spécialistes lui prédisent le pire. Pourtant c’est avec le meilleur bilan de la division et le second de la conférence que les Raptors se présentent aux playoffs. Un premier tour et un coup de balai renvoie les Nets à la maison. En demi-finale de conférence, ils retrouvent à nouveau un adversaire de division, cette fois ce sont les Celtics. L’équipe est alors menée logiquement 2/0, un petit miracle leur permet d’arracher le match 3, puis d’aller jouer un match 7, qu’ils perdront logiquement dominée par une adversité supérieure en qualité.

Forces

Une défense polyvalente qui a fait ses preuves : cette défense va faire mal. Un an après avoir terminé deuxième au classement des meilleures défenses de la ligue, Toronto fourbit ses armes. Kyle Lowry et Fred VanVleet rendent la vie difficile à tous les backcourts adverses. OG Anunoby peut défendre à peu près tous les joueurs que vous lui opposez, idem pour Pascal Siakam. Le nouvel arrivant Aron Baynes est un solide défenseur au poste. Si c’est votre cinq de départ, vous pouvez aisément prétendre terminer, à nouveau, en haut du classement défensif.

Pascal Siakam, l’âme des Raptors : il va falloir lui laisser davantage de place. Après son trophée de meilleure progression en 2019, puis sa participation au All-Star Game et enfin son élection dans une All-NBA Teams en 2020, c’est aujourd’hui Pascal Siakam le vrai visage de Toronto. Il a désormais le salaire, puisqu’il entame sa prolongation de contrat signée en 2019 et touchera 29 millions de dollars en 2020-2021. Son passage dans la « bulle » peut être considéré comme un accident de parcours et cela peut arriver dans une carrière. Quoi qu’il en soit, le succès de Toronto passera par le retour d’un joueur tranchant sur les séquences de transitions, précis près du cercle et qui progresse à 3-pts. Sans leur ailier à son meilleur niveau, les Raptors n’iront pas aussi loin que les deux dernières années.

Faiblesses

Un frontcourt largement affaibli : Baynes remplace Gasol. La signature de Baynes est un point positif pour les Raptors, en particulier pour son prix. Néanmoins, les pertes de Marc Gasol et Serge Ibaka feront très mal. Objectivement, « comment Baynes va remplacer Gasol » représente certainement l’équation la plus importante à résoudre pour la saison de Toronto.

Shoot et sixième homme : qui au poste 2 ? Peut-on faire confiance à Norman Powell afin qu’il réitère ce qu’il a fait l’année dernière ? Si ce n’était pas le cas, le tir en sortie de banc pourrait présenter un réel problème. Le remplacement au poste 2 ressemble à un vaste désert.

Projection sur la saison 2020-2021

Dans le meilleur des cas : 3èmes de conférence. Nick Nurse est un cerveau et une équipe bien coachée réussit très souvent en saison régulière. D’autre part, Lowry et ses équipes n’ont jamais déçu lors de ces saisons régulières, voilà de bonnes raisons d’y croire. Même s’il y a une légère régression liée à l’âge, Lowry sera un patron. Il devrait y avoir une certaine progression de Siakam et Anunoby. Le top trois n’est pas hors de portée de ce groupe.

Dans le pire des cas : 6èmes de conférence. Il faudrait un grand nombre de blessures pour que ce groupe glisse vraiment dans le classement. Et encore, on se souvient que l’année dernière ils avaient fait face à beaucoup de blessures et avaient pourtant terminé deuxièmes de la conférence Est.

Boston Celtics

Bilan de la saison 2019-2020 : 48 victoires pour 24 défaites, deuxièmes de la division Atlantique

Les Celtics ont atteint l’an passé leur troisième finale de conférence en quatre ans, mais ils ont cette fois buté sur le Heat, alors qu’ils semblaient favoris. La faute à des pépins physiques d’abord, mais aussi à un manque de profondeur et d’expérience sur le banc. Des problèmes que la direction n’a pas vraiment corrigés pendant l’intersaison, laissant planer une question au-dessus de la franchise : est-ce que l’équipe actuelle peut faire mieux, et surtout a-t-elle vraiment le potentiel pour faire mieux ?

Forces

May 23, 2018; Boston, MA, USA; Boston Celtics forward Jayson Tatum (0) and Boston Celtics guard Jaylen Brown (7) talk during the third quarter against the Cleveland Cavaliers in game five of the Eastern conference finals of the 2018 NBA Playoffs at TD Garden. Mandatory Credit: Greg M. Cooper-USA TODAY Sports

Une belle paire d’ailes : c’est le duo Tatum-Brown. Le jeune duo de Boston composé de Jayson Tatum et Jaylen Brown fait partie des trois meilleurs tandems à l’aile de la NBA. Les deux joueurs ont fait d’énormes progrès la saison dernière. Les deux offrent une qualité défensive énorme, bien qu’ils accomplissent cela de différentes manières. Le mélange unique de rapidité et de force de Brown lui permet d’être performant dans une multitude de positions, tandis que Tatum est peut-être le meilleur défenseur sans ballon de la ligue. Offensivement, Brown va très vite et propose toujours une solution alors que Tatum est une menace permanente à tous les endroits du terrain. Tant que ces deux joueurs sont en bonne santé, nous verrons Boston au sommet de la conférence.

Le banc est en béton armé cette année. Daniel Theis ou le nouveau venu Tristan Thompson seront des joueurs efficaces en alternance au poste 5. Jeff Teague finira par s’installer dans un rôle de sixième homme et associé à Marcus Smart, ils formeront un second backcourt avec du jus et de la défense. Cela évitera également à Smart de vouloir tout faire.

Faiblesses

Le genou de Kemba Walker. À son meilleur niveau, Walker est l’un des meneurs de jeu les plus dynamiques de la ligue. C’est un joueur complet à son poste, dribleur, passeur et shooteur. Malheureusement, il n’a pas été au top pendant la majeure partie de la saison dernière. Il souffre de problèmes persistants au genou et devrait rater le début de la saison après avoir reçu une injection en octobre. Le statut de Walker n’a peut-être pas beaucoup d’importance pendant la saison régulière, mais sa création avec le ballon est primordiale et sa présence indispensable si cette équipe veut accéder aux finales NBA.

Est-ce que la taille, c’est important ? Boston n’a toujours pas résolu son problème de taille. Sur le papier, deux équipes pourraient vraiment exploiter cela dans une série éliminatoire : Milwaukee et Philadelphie. En effet, bien que s’étant renforcés dans la raquette, Boston risque de souffrir lorsqu’ils seront opposés à Antetokounmpo ou Embiid, et on comprend mal ce déficit de joueurs grands et dynamiques dans l’effectif des Celtics.

Projection sur la saison 2020-2021

Dans le meilleur des cas : vainqueurs de conférence. La défense de Boston est certainement la meilleure à l’Est, et l’attaque est déjà excellente grâce aux forces du duo Tatum-Brown. Si la trajectoire ascendante de Tatum se poursuit, alors il existe un potentiel de champion de conférence.

Dans le pire des cas : 5èmes de conférence. Il existe un monde dans lequel Walker n’est pas vraiment lui-même, Tatum et Smart régressent au tir, et Brown cherche des choses trop compliquées avec le ballon dans ses mains. Encore une fois, la défense de Boston est trop bonne pour envisager une chute massive au classement, mais il peut subsister quelques problèmes si l’attaque est moins performante.

Philadelphie 76ers

Bilan de la saison 2019-2020 : 43 victoires pour 30 défaites, troisièmes de la division Atlantique

Échec. Tel est le mot qui caractérise la saison des Sixers. Au terme d’une saison régulière en demi-teinte qu’elle termine à la 6ème place de la conférence Est, l’équipe n’espère pas grand-chose à l’entame des playoffs. Ils se feront éliminer sans souci (0/4) par les Boston Celtics au terme d’une série décevante marquant un point d’arrêt pour les fans des Sixers. Brett Brown fut remercié (comme prévu) et voilà que Doc Rivers est arrivé. Quelques jours après, ce fut Daryl Morey, l’architecte des Rockets, qui fut également recruté. Les deux se sont attelés à la tâche de bâtir un effectif susceptible de gagner le titre.

Forces

Enfin, priorité au shoot ! Les Sixers manquaient de shooteurs, et voilà que Daryl Morey arrive, lui, le roi de la donnée avancée et du tir primé. En quelques semaines, il a montré ses qualités de dirigeants en organisant des transferts intelligents. Sur le papier, c’est une masterclass. Enfin des shooteurs : Seth Curry, Danny Green, Isaiah Joe, Tyrese Maxey… Ce ne sont que quelques noms mais ils font déjà la différence tant l’équipe manque de capacité à écarter les défenses la saison dernière.  Ajouter à cela le meilleur passeur pour des tirs primés en la personne de Ben Simmons, on peut envisager des espaces et des difficultés supplémentaires, pour les adversaires, à défendre sur Joël Embiid.

Une raquette intense. Avec, pendant 48 minutes une raquette occupée par Embiid et Howard, les Sixers promettent à leurs adversaires un combat difficile à l’intérieur. Howard a été très bon l’année dernière en tant que remplaçant. Il a même commencé les matchs en playoffs. Cette année, chaque fois qu’Embiid s’assiéra sur le banc ou manquera un match, Philadelphie pourra compter sur Howard, c’est un luxe que cette équipe n’a jamais connu.

Faiblesses

Les blessures récurrentes des deux stars. Ben Simmons reviendra d’une blessure au dos jugée préoccupante tandis que Joel Embiid possède un corps qui ne le laisse jamais vraiment en paix. La saison des Sixers est, malheureusement, dépendante de l’état de forme de ces deux joueurs.

La rotation pose un nouveau problème. On peut légitimement être un peu inquiet de la façon dont Doc Rivers va gérer cette rotation. Même avec l’espacement supplémentaire, il sera probablement nécessaire d’effectuer une hiérarchie entre Embiid et Simmons. La complémentarité des deux stars a souvent été un problème à Philly et l’organisation de l’équipe autour de ces deux noms est un enjeu fondamental.

Projection sur la saison 2020-2021

Dans le meilleur des cas : 2èmes de conférence. Pour la première fois depuis une éternité, les Sixers ont le shoot et un bon secteur intérieur. Une défense de fer, deux centres de haut niveau (quoique de manières différentes) et des tirs complémentaires sont la recette d’une saison réussie et d’un retour au plus haut niveau de la conférence.

Dans le pire des cas : 7èmes de conférence. Bien sûr, le résultat sera positif si les Sixers peuvent rester en bonne santé. S’il n’est pas réservé la dose habituelle de repos à Embiid ou si des blessures gênantes apparaissent, alors les choses pourraient se compliquer très rapidement.

Brooklyn Nets

Bilan de la saison 2019-2020 : 35 victoires pour 37 défaites, quatrièmes de la division Atlantique

Après son recrutement pharaonique à l’été 2019, la saison des Nets avait pris néanmoins une tournure assez éloignée des attentes. Si le forfait de Kevin Durant, out pour la saison était entendu, Brooklyn a connu un exercice 2019-20 particulièrement mouvementé avec les blessures de plusieurs de ses cadres, Kyrie Irving le premier, laissant la franchise new-yorkaise avancer difficilement tout au long de la saison régulière. Les Nets vont néanmoins réussir à terminer la saison à la 7ème place à l’Est (35-37) et se qualifier pour la seconde année consécutive en playoffs. Malheureusement pour eux, leur confrontation face aux Raptors, champions en titre a tourné court, Brooklyn subissant un coup de balai cinglant dès le premier tour non sans avoir opposé une belle résistance, avec un effectif décimé par les blessures et les forfait pour cause de Covid-19. Malgré une saison 2019-2020 décevante qui nous a laissé sur notre faim, il en est tout de même ressorti des promesses pour l’avenir.

Forces

Bonne chance pour défendre contre les Brooklyn Nets ! Le jeu sur demi-terrain est l’essence même du basketball NBA et une compétence très importante en playoffs. Les Nets devraient être des maîtres dans ce secteur de jeu avec le duo Irving-Durant. Irving est un sorcier absolu avec le ballon dans les mains. Quant à Durant, nous ne savons pas à quoi ressemblera cette version 2021 sur le plan sportif, mais c’est un joueur de 2,08 mètres avec un shoot tout simplement impossible à bloquer, probablement le meilleur attaquant de la ligue.

Le banc, ça va tourner ! La rotation est très certainement l’un des atouts majeurs des Nets, notamment si l’on s’attarde sur la composition du banc. En effet, la grande majorité des role players évolue ensemble depuis plusieurs saisons déjà, apportant de sérieuses garanties dans le jeu et des automatismes dont le nouveau staff devra se servir pour partager les minutes de jeu en évitant à certains joueurs cadres le surrégime. Brooklyn a également su se montrer malins en recrutant certaines joueurs aux profils plus offensifs pour les uns et plus défensifs pour les autres.

Faiblesses

La défense. Ce fut en effet l’un des points noirs dans la saison 2019-2020 des Nets, et cela n’est pas près de s’arranger. Ils se sont classés 10ème défense sur la saison avec 109 points concédés par match mais cette moyenne augmente jusqu’à 113 points quand Irving est sur le terrain. Même à l’intérieur, on peut émettre des doutes quant à la capacité des big men (Jarrett Allen, DeAndre Jordan) à tenir la dragée haute aux autres mastodontes de la ligue.

Le coaching : quid de ce tout nouveau staff à la tête de la franchise ? L’arrivée de Steve Nash laisse planer quelques doutes quant à ses capacités réelles à mener un effectif aussi talentueux et aussi dense vers les sommets et viser un titre de champion NBA à terme. Même si la présence à ses côtés de son mentor Mike D’Antoni devrait être un atout très précieux dans son évolution, la légitimité du Canadien reste à faire dans cette ligue.

Projection sur la saison 2020-2021

Dans le meilleur des cas : 3èmes de conférence. Cette nouvelle saison devrait enfin propulser les Brooklyn Nets dans une nouvelle dimension. Avec un effectif désormais au complet et particulièrement fourni en talents, la franchise new-yorkaise est pressentie comme l’un des candidats sérieux pour disputer le titre. Dans une conférence Est qui se densifie de plus en plus, les Nets devraient jouer les premiers rôles.

Dans le pire des cas : pas de playoffs. Kyrie, Durant et LeVert ont tous des antécédents de blessures à surveiller. Le roster est déséquilibré, il y a un nouveau staff d’entraîneurs en place et le sommet de l’Est est très fort.

New-York Knicks

Bilan de la saison 2019-2020 : 21 victoires pour 45 défaites, derniers de la division Atlantique

Les Knicks de New York se sont positionnés à la 12ème place de la conférence est lors de cette dernière saison, bilan plus que mitigé et toujours pas suffisant pour proposer et entrainer un réel engouement autour de leur franchise. Cependant, le trio Ntilikina-Barrett-Robinson a proposé de très belles choses au cours de cette saison, et c’est peut-être autour de ces jeunes joueurs qu’il sera nécessaire de reconstruire.

Forces

La jeunesse et puis c’est tout ! Les Knicks ont une intéressante écurie de jeunes talents. C’est une équipe très jeune qui ne peut donc qu’évoluer positivement et créer un collectif et une ambiance familiale, comme des Lakers ont pu réussir à l’organiser par exemple. C’est finalement une cohésion d’équipe, parsemée de talents évidemment, qui permettra cette ascension tant attendue par les fans.

L’espoir fait vivre ! Ajouter Austin Rivers et Alec Burks, pour peu d’argent, ce sont de bonnes idées. Les deux peuvent générer leur propre tir et avoir une certaine influence sur le jeu, afin de jouer avec ou sans Barrett. Pour ce que cela vaut, les Knicks ont été assez malins dans la préparation des deux prochaines années. Ils n’ont pas grillé de joker et se tiennent prêts à pouvoir accueillir un ou plusieurs gros contrats. C’est au moins un progrès.

Faiblesses

Où sont les postes 2 et 3 ? Certes, New York possèdent de nombreux meneurs de jeu et de nombreux intérieurs, mais en ce qui concerne les ailiers, le choix est plutôt limité, ils n’ont pas assez d’armes offensives expérimentés pour pouvoir réellement provoquer un impact conséquent lors d’une saison.

Il manque des stars ! Ils n’ont pas un seul joueur all-star dans leur équipe, ce qui est très problématique. D’accord, la place est prête, mais cette année, ce manque va à nouveau se faire ressentir, particulièrement dans les cœurs des fans du Madison Square Garden.

Projection sur la saison 2020-2021

Dans le meilleur des cas : en fin de classement. Ça va être une mauvaise équipe. Il y a des joueurs qui peuvent passer la balle, des joueurs qui peuvent shooter, et des joueurs qui peuvent défendre. Il n’y en a pas beaucoup sur la liste qui fournissent deux ou trois de ces compétences à la fois, et certainement pas assez pour former un groupe cohérent.

Dans le pire des cas : en fin de classement. Thibodeau vient pour mettre en place la culture de la victoire et entraîner des jeunes loups. Il y a une forte probabilité qu’il compte aussi sur des vétérans comme Michael Kidd-Gilchrist. Espérons alors, qu’il laisse suffisamment de temps de jeu à ses jeunes afin qu’ils puissent s’aguerrir et préparer le futur de la franchise.

AUTEUR : David Deldongo

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