Forces et faiblesses des équipes NBA : La Division SouthEast

PAR Simon Espinosa-Bourdoncle 14 DéCEMBRE 2020 Commenter

La saison NBA fait son grand retour après une interruption causée par le coronavirus et une fin au sein de la bulle d’Orlando. A l’aube du retour sur les parquets des athlètes de la planète basket, nous proposons une mise en revue des forces en présence. Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur la division SouthEast.

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Remportée haut la main par le Heat la saison passée, la division Sud-Est a connu une intersaison agitée.

L’arrivée de Brodie au Pentagone, le contrat max de Hayward, et la draft de LaMelo Ball promettent d’ores et déjà une saison haletante.

Charlotte Hornets

Crédits photo : Patrick Scheider

Bilan de la saison 2019-2020

Avec un bilan de 23 victoires pour 42 défaites, les Hornets ont réalisé une saison 2019-2020 assez mitigée. 9ème à 6 victoires d’Orlando, les ambitions de playoffs de la franchise Nord-Carolinienne se sont très vite éteintes. Malgré ce bilan décevant, on remarque tout de même la saison pleine de promesses de Devonte Graham. Auteur d’une saison rookie peu consistante, il a fait taire tous ses détracteurs en signant une ligne de stats plus que séduisante (18 points, 7 passes et 3 rebonds). Le meneur des Hornets n’a pas fait cavalier seul, puisque l’intérieur PJ Washington a lui aussi signé une saison rookie très intéressante. Intérieur au physique atypique, l’ancien de Kentucky a proposé un volume de jeu dont la variété et l’efficacité se sont avérés payants (12 points, 5 rebonds et 2 passes de moyenne).

Terry Rozier n’a pas déçu non plus. Échangé aux Hornets en provenance de Boston la saison passée, le combo guard réalise un exercice satisfaisant (18 points, 4 passes, 4 rebonds). Prétendu héritier de Kemba Walker, c’est finalement Devonte Graham qui s’est emparé du trône. À noter aussi la bonne saison du sophomore Miles Bridges.

Atouts

L’intersaison des Hornets constitue sa véritable force. La franchise a cassé sa tirelire pour Gordon Hayward (127 millions sur 4 ans). L’ailier en provenance de Boston devrait apporter une véritable plus-value offensive à Charlotte. Néanmoins, demeurent de nombreuses interrogations sur sa longévité. Régulièrement blessé au cours des dernières saisons, il bénéficiera sans doute du load management. Il retrouvera son ancien coéquipier Terry Rozier avec qui il a évolué sous les ordres de Brad Stevens.

Les Hornets ont décidé de drafter l’hyper-médiatisé LaMelo Ball, cadet de la fratrie la plus hypée du ballon orange. Meneur complet au physique avantageux (2.01m), le californien est plus qu’attendu en NBA. James Borrego devrait proposer une association Ball-Graham en backcourt. Cela relèguerait Rozier au rôle de sixième homme, rôle qu’il a su exploiter à Boston.

Faiblesses

La raquette de Charlotte quant à elle constitue son principal point faible. Les blessures de l’intérieur congolais Bismack Biyombo ont sensiblement impacté la rotation des Hornets, propulsant Cody Zeller dans le cinq de départ. Or, ce dernier ne séduit pas vraiment. Ses aptitudes au contre et au rebond lui sont souvent reprochées.

Projection 2020-2021

Charlotte envoie un message très clair à la ligue cette saison : ils sont déterminés à attaquer. La quasi-totalité des recrues (et des joueurs) étant plus notoires pour leurs aptitudes offensives, la défense des Hornets suscite tout de même de nombreuses interrogations. Si les Caroliniens parviennent à proposer un jeu productif couplé d’une défense efficace, ils pourraient prétendre au milieu de tableau de la conférence Est et pourquoi pas décrocher un spot en playoffs. Cependant, avec les renforcements notables d’Atlanta et de Washington, Charlotte va devoir se battre hardiment.

Projection conférence : 11ème

Cinq majeur probable : LaMelo Ball (MJ), Devonte Graham (A), Gordon Hayward (AI), PJ Washington (AF), Cody Zeller (P).

Orlando Magic

Crédits photo : Kelvin Kuo

Bilan de la saison 2019-2020

Après une saison en demi-teinte (33-40), le Magic avait malgré tout réussi à décrocher le dernier spot de playoffs. La désillusion a été encore une fois cinglante : éliminés au premier tour contre les Milwaukee Bucks après une victoire au game 1. Bis repetita pour Orlando ? Rappelons que lors de la saison 2018-2019, le Magic s’était incliné face aux Raptors 4-1 après avoir aussi remporté le game 1.

Collectivement, les joueurs du Magic réalisent une saison satisfaisante. Nikola Vučevič (10 points, 10 rebonds) confirme son niveau All-Star et Evan Fournier (18 points) signe une saison intéressante. Aaron Gordon (14 points, 7 rebonds, 3 passes) quant à lui reste en deçà des attentes. Il n’a toujours pas réussi à step-up et aller au delà de ses capacités athlétiques hors-normes. Ses blessures cette saison l’ont empêché de pouvoir trouver un véritable rythme. Avec 12 points et 5 passes de moyenne au compteur, Markelle Fultz signe une meilleure saison que les deux précédentes. Il a nettement amélioré son adresse depuis la ligne de lancer franc (73%) mais son adresse au tir pose toujours autant de problème (25% à trois points).

Gros point noir pour Orlando la saison dernière : la longévité de la rotation. L’infirmerie du Magic affichait complet avec les multiples blessures d’Al Faruq Aminu, Mo Bamba et Jonathan Isaac.

Atouts

Le premier point fort de cette équipe du Magic réside dans la dimension physique de son effectif. Deuxième équipe en terme de taille moyenne (201,9cm de moyenne) derrière Chicago, Orlando n’est pas réputé pour son small ball, son adresse à longue distance mais plus pour son aptitude à jouer “old school”, en proposant du jeu au poste, de la pénétration et du mi-distance.

La Draft de Cole Anthony en 20ème position constitue un véritable, d’autant plus qu’il est considéré par bon nombre de spécialistes comme prétendant au titre de “Steal de la Draft 2020”. Victime d’une opération au genou, c’est sans doute ce pépin physique qui a fait chuter sa cote auprès des scouts. Le fils de Greg Anthony (12 saisons en NBA) est un redoutable meneur de jeu au profil complet. Steve Clifford (Head Coach) est très optimiste vis à vis du jeune meneur, affirmant la semaine dernière en conférence de presse qu’il avait parfaitement assimilé les systèmes de jeu du Magic et avait réalisé une opposition sensationnelle à l’entraînement. Son arrivée au sein de l’effectif du Magic permettra de renforcer les aptitudes défensives de l’équipe, mais aussi d’apporter de la créativité dans le jeu.

Faiblesses

Une des principales faiblesses de la franchise Floridienne réside dans l’absence de véritable shooteurs au sein de l’effectif (mis à part Terrence Ross). 25ème franchise en adresse à trois points, l’attaque du Magic a du mal à étirer les défenses adverses. Avec un effectif aussi imposant, une adresse au tir convenable ferait sans doute du Magic une franchise bien plus dangereuse en attaque. Un manque de clutch dans le money time (27ème franchise en nombre de points dans le quatrième quart-temps) est aussi très souvent reproché.

La défense pose aussi problème à Orlando. Mise à part la paire Fournier/Vučevič, le Magic ne dispose pas de joueurs en bonne santé fiables en défense. Jonathan Isaac, Al Faruq Aminu et Michael Carter-Williams n’étant que l’illustration parfaite de cette problématique. Aaron Gordon est lui aussi souvent critiqué pour sa défense laxiste.

En définitive, Orlando dresse un portrait d’une équipe convenable en saison régulière mais qui n’a décidément pas les armes techniques et physiques pour prétendre à des victoires en playoffs.

Projection 2020-2021

Orlando réalise une intersaison assez calme avec seulement trois opérations notables : le départ de DJ Augustin, l’arrivée de Dwayne Bacon et la draft de Cole Anthony.

Avec un effectif marqué par d’incessantes blessures les ambitions de playoffs du Magic dépendront en majeure partie de leur capacité à garder leurs talents en bonne santé. Au delà de ça, le Magic peut prétendre au milieu de tableau de la Conférence Est, et pourquoi pas arracher une place en playoffs.

Projection conférence : 10ème

Cinq majeur probable : Markelle Fultz (MJ), Evan Fournier (A), Dwayne Bacon (AI), Aaron Gordon (AF), Nikola Vučevič (P)

Washington Wizards

Crédits photo : Ned Dishman/NBAE via Getty Images)

Bilan de la saison 2019-2020

C’est encore une saison décevante pour Washington. La franchise comptabilise 25 victoires pour 47 défaites la saison dernière, le tout avec des blessures qui viennent annihiler toute lueur d’espoir.

John Wall étant indisponible pour l’intégralité de la saison, Scott Brooks a dû essayer, renoncer, et retenter pour arriver à arracher des victoires.

Un cinq majeur (Smith/Beal/Bonga/Hachimura/Bryant) qui ne se connaît pas bien annonçait dans tous les cas une saison compliquée. Bradley Beal a su montrer qu’il était le franchise player légitime des Wizards, malgré sa non-sélection au All-Star week-end (30 points, 6 passes décisives et 4 rebonds).

Cette saison a aussi été l’occasion pour Davis Bertrans de se révéler. Avec 15 points de moyenne et une pluie torrentielle de trois points, le sniper letton a prouvé qu’il méritait une place prépondérante dans la rotation. Rui Hachimura réalise un exercice prometteur marqué néanmoins par une blessure aux adducteurs (13 points et 6 rebonds). Avec 19 points, 10 rebonds et 1 contre par match, le tout en 25 minutes, Thomas Bryant a su sortir les crocs cette saison. Le pivot de 23 ans a notamment anéanti Joel Embiid lors d’un match face aux Sixers en le poussant à shooter à moins de 30% (3/11) tout en comptabilisant 19 points, 10 rebonds et 4 contres.

Atouts

Le principal atout des Wizards pour la saison à venir est évidemment l’arrivée de Russell Westbrook. Échangé contre John Wall et un tour de draft, l’arrivée du meneur de 30 ans fait toutefois débat. Lui sont notamment reprochés son contrat à 40 millions par an, sa sélection de tir douteuse, sa monopolisation du ballon, et son amour passionnel des statistiques.

Néanmoins, que vaut-il mieux : un joueur à 40 millions constamment blessé ou un joueur à 40 millions qui donne tout sur le parquet ? Quoiqu’il en soit, l’arrivée de Brodie à Washington apporte une vraie plus-value à cette équipe. N’oublions pas que le vilain petit canard du ballon orange sort d’une saison soi-disant compliquée avec une ligne de statistiques impressionnante (27 points, 7 passes décisives, 7 rebonds, 1,6 interception et 47% au tir). Il semblerait que beaucoup oublient les 9 sélections All-Star, le titre de MVP en back-to-back, les 9 saisons d’expérience en playoffs et les 146 triple doubles.

La deuxième bonne nouvelle pour les Wizards la saison prochaine, c’est l’arrivée de Deni Avdija. L’ailier israélien arrive à la Maison Blanche avec un parcours qui ressemble légèrement à celui d’un certain Luka Dončić. Drafté en 9ème position, l’israélien a confié lors d’une récente interview qu’il est prêt à assumer le rôle que Scott Brooks lui attribuera, quel qu’il soit.

Faiblesses

La première interrogation concerne l’entente entre Russell Westbrook et Bradley Beal. Le constat est évident : l’un et l’autre sont d’excellents joueur avec le ballon. Cela sera sans doute un véritable casse-tête pour l’entraîneur des Wizards, qui devra trouver le parfait équilibre pour permettre à cette association d’être fructueuse.

La seconde interrogation concerne la défense. Un contexte d’incertitude pèse sur les potentielles aptitudes défense de Washington. Avec 121,3 points encaissés par match la saison passée (et un defensive rating de 116,6), les Wizards sont la pire défense de la ligue.

Projection 2020-2021

Avec un des meilleurs backcourts de la ligue, Washington pourrait bel et bien être la surprise de la saison à venir. Bradley Beal a récemment déclaré lors d’une conférence de presse qu’une alchimie naturelle existerait entre les deux stars. S’ils parviennent à épargner leur effectif d’incessantes blessures, les Wizards seront des candidats sérieux pour une place en playoffs.

Projection Conférence : 8ème

Cinq majeur probable : Russell Westbrook (MJ), Bradley Beal (A), Davis Bertrans (AI), Rui Hachimura (AF), Thomas Bryant (P)

Atlanta Hawks

Crédits photo : Getty Images

Bilan de la saison 2019-2020

“A des capacités mais peut mieux faire” illustre à la perfection la saison des hommes de Lloy Pierce. Avec un bilan de 20 victoires pour 47 défaites, il est clair que l’on s’attendait à mieux de la part de Trae Young et ses coéquipiers (14ème à l’Est). Bien que sur le plan personnel, la saison du sophomore soit une franche réussite (29 points, 9 passes décisives et 4 rebonds), c’est beaucoup plus compliqué en terme de réussite collective.

Les absences des potentiels starters John Collins (suspension pour dopage) et Jabari Parker (blessure à l’épaule) n’ont pas permis à Atlanta de trouver un réel rythme cette saison et de confirmer l’énorme potentiel de cette équipe.

Sur le plan individuel, Atlanta a su proposer du jeu. John Collins a malgré tout réalisé une saison convaincante en compilant 21 points, 10 rebonds et un pourcentage de 58% au tir. Légitime lieutenant de Trae Young, il s’est affirmé en patron de la défense avec ses 1,6 contres par match. Tradé à Atlanta en février dernier Clint Capela n’aura quant à lui pas pu jouer une seule minute à cause d’une blessure au talon.

Cam Reddish réalise une saison rookie encourageante. Ce dernier devra cependant corriger sa maladresse au shoot (38%) s’il souhaite accroître son importance dans la rotation de Lloyd Pierce. À noter aussi les saisons satisfaisantes de DeAndre Hunter, Kevin Huerter et Jabari Parker.

Atouts

Ce n’est un secret pour personne, John Collins et Trae Young sont le futur (et même le présent) des Hawks. L’ancien Sooner aura notamment décroché sa première sélection au All-Star Game qui plus est en tant que titulaire.

Après un (sign-and-) trade entre Sacramento et Milwaukee qui a capoté, ce sont les Hawks qui raflent la mise à la surprise générale en ôtant aux Bucks la septième boule de cristal. Bogdan Bodganović s’engage avec Atlanta sur quatre ans pour 72 millions de dollars. L’implémentation du tireur d’élite serbe dans le roster permettra aux Géorgiens de combler les lacunes offensives des Hawks au shoot.

Autre bonne nouvelle pour Atlanta, la signature de Rajon Rondo et Danilo Gallinari. Le meneur vétéran enseignera aux jeunes faucons l’art du ballon orange de par son expérience que son intelligence de jeu. L’italien quant à lui apporte une véritable profondeur à la rotation, profondeur qui a crucialement manqué la saison passée (28ème banc sur 30 en 2019-2020).

Autre bonne nouvelle pour les Hawks, la draft de l’intérieur americano-nigérian Onyeka Okongwu en 6ème position. Il a su démontrer la saison passée avec les Trojans (University of Southern California) ses aptitudes tant offensives que défensives (16 points, 8 rebonds et 2,7 contres de moyenne). L’ailier fort est d’ailleurs régulièrement comparé à son compatriote Bam Adebayo du fait de leur taille et registre de jeu similaires.

Faiblesses

Véritable radeau en pleine tempête, les Hawks plongent dans les abysses du defensive ranking (28ème franchise sur 30). 8ème en interceptions et 12ème en contres par match, sur le papier Atlanta a l’air de ne pas défendre si mal que ça. En réalité, les lacunes défensives concernent majoritairement le rebond, le jeu en transition et le repli défensif après interception. Les Hawks sont une des équipes qui encaissent le plus de points en contre-attaque (27ème), en second-chance points (27ème) et en points après turnovers (23ème).

Sur le plan offensif, c’est un peu mieux, mais un gros problème persiste : l’adresse catastrophique à longue distance. Atlanta est le pire franchise en termes de trois points marqués (33% sur la saison). Cela peut paraître étonnant quand on connaît les prouesses de Trae Young, mais on comprend mieux cette statistique en regardant les résultats de ses coéquipiers. En effet, sur les 21 joueurs ayant participé à un match officiel, seuls 10 ont shooté à plus de 30% derrière l’arc.

Projection 2020-2021

Avec un effectif pareil, il paraît difficile d’imaginer Atlanta occuper la 14ème place de la Conférence Est. Les Hawks ont un effectif largement capable de décrocher les playoffs. Néanmoins, Lloyd Pierce et ses sujets devront fournir un effort considérable sur le plan défensif. Par la suite, ils devront aussi corriger l’adresse au tir tout en intégrant les nouveaux pensionnaires de la franchise. Les Hawks sont une des franchises les plus attendues de la saison, à eux de prouver qu’ils sont dignes d’une telle attente.

Projection conférence : 9ème

Cinq majeur potentiel : Trae Young (MJ), Bogdan Bogdanovic (A), DeAndre Hunter (AI), John Collins (AF), Clint Capela (P)

Miami Heat

Crédits photo : Getty Images

Bilan de la saison 2019-2020

Le Heat réalise une saison 2019-2020 historique. Après une saison régulière plus que convenable (44-29, 5ème à l’Est), Miami se qualifie pour les playoffs. La suite de l’histoire, vous la connaissez déjà. Au menu : sweep des Pacers (4-0), leçon de réalisme contre les Bucks de Giannis (4-1) et pour finir un cours de clutch contre Boston. Malheureusement, l’épisode s’arrête en finales NBA pour le Heat qui chute face aux Lakers (2-4). Sans Bam Adebayo, il aura été difficile de rivaliser avec Anthony Davis et LeBron James dans la raquette.

Toutefois une chose est sûre, le Heat a de beaux jours devant lui. Fraîchement arrivé à South Beach après une saison chez les Sixers, il n’aura pas fallu beaucoup de temps à Jimmy Butler pour réduire à néant tout scepticisme. Tant en saison régulière qu’en playoffs, l’ailier de 30 ans a livré copie parfaite que ce soit sur la plan sportif ou extra-sportif.

Bam Adebayo signe lui aussi une saison exceptionnelle, notamment en playoffs avec 17 points, 10 rebonds et 4 passes de moyenne. All-Star pour la première fois cette année, le pivot de 23 ans est promis à un bel avenir en rouge et noir.

Les snipers Tyler Herro et Duncan Robinson ont eux aussi fait sensation que ce soit dans la bulle et en dehors. À coup de pluies de trois points, les artificiers du Heat ont fait pleurer les défenses adverses. En le sélectionnant en 13ème position, le front office du Heat a su voir en Tyler Herro le lieutenant parfait pour étirer les défenses adverses et permettre à ses coéquipiers de pénétrer efficacement.

Que dire aussi de la fabuleuse saison des rookies non draftés Duncan Robinson et Kendrick Nunn ? Miami a du flair, c’est indéniable. 3ème au trophée de Rookie of the Year avec 15 points, 3 passes et 2 rebonds, Kendrick Nunn signe une saison épatante. C’est aussi le cas du swingman Duncan Robinson. Sensationnel à longue distance, il réalise un exercice plus que satisfaisant et une campagne de playoffs réussie avec 11 points par match à 40% du parking.

Atouts

Véritable gourou spirituel du vestiaire floridien, Jimmy Butler paraît avoir transmis de manière naturelle et instantanée à ses coéquipiers sa “winning mentality”. Tyler Herro a récemment confié lors d’une interview que son coéquipier génère une ambiance de travail acharné qu’il qualifie de “drop for drop” (goutte pour goutte). Si les coéquipiers de l’ailier vétéran calquent leur volume de travail sur celui de Butler, les autres franchises vont devoir redoubler d’efforts si elles souhaitent arracher des victoires à l’American Airlines Arena.

Même si les rumeurs d’un trade Harden-Herro courent, le Heat compte dans ses rangs un des jeunes joueurs les plus talentueux de sa génération. Tyler Herro a surpris, a convaincu et a surtout fait taire. Avec ses 16 points, 3 passes et 5 rebonds de moyenne en playoffs, l’arrière a battu des records de précocité (plus jeune joueur à marquer plus de 30 points en playoffs en sortie de banc, record rookie de trois points en playoffs).

L’effectif très complet du Heat constitue sa force ultime. Bourré de talent tant sur le plan offensif que défensif, Miami peine à montrer des défauts. Adroits au shoot, rigoureux en défense, organisés et ingénieux en attaque, une saison radieuse est promise pour les hommes d’Erik Spoelstra.

Faiblesses

La principale faiblesse du Heat concerne sa capacité à garder ses joueurs. De nombreuses rumeurs enverraient Duncan Robinson, Kendrick Nunn, Kelly Olynyk et Tyler Herro à Houston contre James Harden. Sur le papier, les Floridiens peuvent paraître gagnant mais sur le terrain c’est une toute autre histoire.

Une des principales forces de Miami réside dans la profondeur de sa rotation. Le fait d’avoir des doublures compétitives sur tous les postes permet au Heat d’imposer son rythme sur la totalité de la rencontre sans subir de « bench break ».

Si les rumeurs qui enverraient le club des rookies à Houston sont fondées, cela pourrait être un désastre pour la rotation de Miami. Erik Spoelstra se verrait alors privé de trois diamants bruts qu’il a su polir en moins d’une saison.   

Projection 2020-2021

L’avenir du Heat dépend en grande partie du potentiel trade pour James Harden. Si ce dernier ne se réalise pas, le Heat se qualifiera les yeux fermés pour les playoffs. S’il a lieu, Erik Spoelstra va devoir totalement reconstruire cette équipe autour de James Harden. Cela ne sera évidemment pas facile car Miami l’an dernier a confié le ballon à beaucoup de ses joueurs, pas à un seul en particulier. Harden devrait donc apprendre à jouer sans le ballon, du moins avec moins de ballons.

Projection conférence : 4ème

Cinq majeur probable : Goran Dragić (MJ), Duncan Robinson (A), Jimmy Butler (AI), Meyers Leonard (AF), Bam Adebayo (P)

AUTEUR : Simon Espinosa-Bourdoncle

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