Dépression, isolement, anxiété, l’absence des proches… La face cachée de la « Bulle »

Pointés du doigt suite au boycott des Milwaukee Bucks, la solitude et l’isolement des joueurs dans la bulle, fait de plus en plus parler.

En grande difficulté depuis le début des playoffs, Paul George a été le premier à évoquer concrètement les conséquences négatives de la bulle sur les athlètes. Raillé par les fans NBA et certains anciens joueurs, la star des Clippers a expliqué avoir eu besoin de parler avec un psychologue, pour se sortir de cette spirale :

« J’ai sous-estimé l’importance du bien-être mental. J’étais victime d’anxiété, j’ai eu quelques épisodes dépressifs à force d’être prisonnier ici. Je n’étais tout simplement pas là lors des matchs nos 2, 3 et 4. Je dois remercier ceux qui m’ont soutenu et ont trouvé les mots pour m’encourager. Ils m’ont aidé grandement à retrouver le moral. Je leur en dois une […] Les discussions avec le psychiatre de l’équipe. Mon niveau d’énergie a depuis changé. C’est ce dont j’avais besoin. » PG13

interview pour TNT

Plus récemment, d’autres joueurs ont décidé de prendre la parole à ce sujet. Jaylen Brown et Danny Green ont reconnu qu’ils n’étaient pas au mieux dans cette « bulle », sans contact extérieur, coupés de leur famille, et contraints de faire la même chose, tous les jours, sans jamais pouvoir se couper du basket :

« Les gens n’en parlent pas beaucoup, mais c’est un challenge pour beaucoup de gars. Le fait d’être dans cette bulle, c’est comme si vous étiez tout le temps au boulot. Souvent, les gars aimeraient couper du basket après avoir joué. C’est impossible ici. Je veux vraiment attirer l’attention sur le sujet de la santé mentale, l’anxiété, et les différentes formes de dépression dans ce genre de contexte et d’endroit comme cette bulle. Nos athlètes ont probablement du mal avec ça et n’ont pas suffisamment confiance pour en parler librement… C’est difficile d’être ici, loin de sa famille et isolé du reste de la société. » Jaylen Brown

« Mentalement, c’est plus ou moins comme « Un jour sans fin ». Je ne veux pas faire croire que c’est nul, mais tant que vous jouez bien, la bulle est bien. Si vous ne jouez pas bien, les murs se resserrent de plus en plus sur vous… C’est difficile de s’adapter à ce type de situation, la bulle. Si vous ne jouez pas bien, individuellement ou collectivement, tout s’assombrit très vite. Il n’y a pas moyen de s’évader. Vous n’avez pas votre famille, vous n’avez pas vos chiens, vous n’avez pas vos enfants. La seule chose qui vous connecte au monde extérieur, ce sont les réseaux sociaux, et si vous jouez mal, ils ne seront pas de votre côté. » Danny Green

L’arrière des Lakers soulève un point très important. Isolé du monde, les réseaux sociaux permettent aux athlètes de conserver un certain lien avec l’extérieur. Mais ils ont aussi la capacité de vous plonger un peu plus la tête sous l’eau, dans les moments difficiles.

Le champion NBA 2019, a fini par expliquer que la seule présence d’animaux de compagnie serait bénéfique :

« J’aimerais avoir mes chiens ici, mais ils n’autorisent pas les animaux de compagnie. Je pense que les animaux de compagnie permettraient clairement de détendre l’atmosphère. Ce serait utile pour n’importe quelle personne qui traverse ce genre de chose.

Ce lundi, les équipes encore en lice verront débarquer des proches, actuellement en quarantaine. 

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Pointés du doigt suite au boycott des Milwaukee Bucks, la solitude et l'isolement des joueurs dans la bulle, fait de plus en plus parler.
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