Pas de football dans les universités de l’Ivy League cet automne

droits d’auteur :  ©2018 Kenneth C. Zirkel

C’est tombé hier : il n’y aura pas de reprise des sports dans les Universités de l’Ivy League cet automne. Bien que cela concerne tous les sports, c’est évident le football qui était sous les feux des projecteurs.

L’Ivy League représente en tout huit universités privées, qui en plus d’être une conférence, sont des Universités connues pour être très sélectives et réputées. Des universités auxquelles on attache un principe d’excellence et où il est très difficile d’être admis. Ces Universités sont : Brown University, Columbia, Cornell, Darmouth, Harvard, University of Pennsylvannia, Princeton et Yale.

La directrice de l’Ivy League Robin Harris s’est exprimée à propos de ce choix :

« Les règles sur le campus rendent la compétition impossible, au moins jusqu’à la fin du semestre d’automne. Huit campus ont annoncé leurs règles durant les dernières semaines. Avec les présidents, nous nous sommes rendus compte que la compétition ne pourrait pas se tenir en raison de ces règles, nous voulions être sûrs que les étudiants et athlètes étaient au courant de ce choix. »

Les réductions de personnel et les mesures liées au coronavirus ont donc rendu la reprise des sports impossibles dans ces Universités. Le virus est encore très actif aux Etats-Unis. LSU et Clemson, qui sont des piliers du football universitaire, avaient d’ailleurs été très touchés par de nombreux cas d’infections.

Une décision qui en entraînera d’autres ?

Cette décision risque d’avoir une importance toute particulière pour le choix des autres universités. Car même si les universités de l’Ivy League ne sont pas vraiment celles que l’on cite parmi les meilleures équipes du pays en terme de football, elles ont une place très importante. Elles avaient arrêté leurs compétitions sportives quelques jours avant la fermeture nationale lorsque l’épidémie avait commencé.

Connues pour leur ancienneté et leur renommée, leur influence est considérable.

Avec le budget que représentent les tests et les mesures mises en place, beaucoup d’Universités pourraient donc suivre cet exemple pour une raison financière également. Car si l’Ivy League décide de ne pas se le permettre, un certain nombre d’Universités avec moins de moyens financiers ne le pourront tout simplement pas.

Toutefois il faut quand même nuancer, car la lutte contre le Coronavirus aux Etats-Unis est au coeur d’une bataille idéologique féroce. L’Ivy League est réputée par son excellence mais aussi pour son aspect progressiste. Il est clair que toutes les Universités ne sont pas aussi progressistes et pourraient donc faire le choix de maintenir certaines compétitions sportives par choix idéologique et politique.

Quel choix pour les ténors du football ?

Même s’il s’agit d’un grand sacrifice financier, l’Ivy League ne subit pas la même pression sportive que d’autres conférences.

En effet, la Conférence Big 10 – qui contient Ohio State, demi-finaliste national l’an dernier et une équipe que l’on attend de pied ferme pour l’an prochain – et l’Atlantic Coast avec Clemson, le grand favori, seront très scrutées ces prochains jours. Leur décision ne devrait pas tarder à tomber et pourrait ne pas être bien différente de celle de l’Ivy League.

On se dirigerait donc vers une saison sans véritable reprise avant 2021 si la situation ne s’améliore pas d’ici là.

Si jamais le Football Universitaire est un mystère total pour vous : ce guide devrait vous aider.

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