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Forces et faiblesses des équipes de l’AL Central

PAR CHARLES TAUDIN 09 JUILLET 2020 Commenter

Le début tant attendu de la saison 2020 de baseball arrive très vite (Opening Day le 23 juillet) ! Une série de 6 articles sur chacune des équipes des 6 divisions sera publiée pour relayer les forces et les faiblesses de chaque équipe.

Après l’AL East, voici le 2ème épisode avec l’AL Central, composée par les Twins, les White Sox, les Indians, les Royals et les Tigers.

Twins de Minnesota

En 2019, les Twins ont gagné 101 matchs. Passer la barre symbolique des 100 victoires n’avait plus été fait par les Twins depuis la saison 1965. Cela en dit long sur la performance réalisée. Ce résultat a été possible grâce au record de 307 home runs frappés (numéro un de la ligue).

Forces

Les Twins disposent d’un alignement homogène avec 7 des 9 frappeurs qui ont dépassé les 20 home runs la saison dernière – Nelson Cruz en a même tapé 41. De plus, 2 joueurs de la même équipe qui inscrivent plus de 100 RBI en une année est assez rare, surtout pour une équipe de ce calibre (109 pour Eddie Rosario, 108 pour Cruz).

La rotation est également solide avec le duo Jose Berrios-Jake Odorizzi qui sort d’une bonne saison 2019 (3.68 points concédés en moyenne pour le premier, et 3.51 pour le second). Cette rotation a été renforcée par un duo venant des Dodgers : Kenta Maeda, inclus dans le trade à 3 équipes avec Boston et Los Angeles pour Mookie Betts, ainsi que Rich Hill, qui vient en agent libre. Le bullpen est également solide avec un trio Trevor May-Taylor Duffey-Tyler Clippard où chacun possède une ERA inférieure à 3.

Faiblesses

Les Twins se sont baladés dans une division homogène mais pas très relevée (division la plus faible de MLB), ce qui a pu les pénaliser en octobre. En effet, lorsque les matchs comptaient, ils ont totalement disparu, sèchement balayés par les Yankees, même si l’écart de niveau est important. Minnesota a perdu tous ses matchs par au moins 4 runs d’écart (4-10, 2-8 et 1-5). Les arrivées de Maeda et Hill, qui ont l’expérience des playoffs, pourraient remédier à cela. Les Twins ont aussi eu le temps d’analyser de ce qu’il a manqué en octobre.

Avant leur participation l’année dernière, Minnesota n’avait disputé qu’un seul match de PO dans la décennie (un match de wildcard en 2018). Le dernier succès des Twins en octobre remonte à 2004.

White Sox de Chicago

Les chaussettes blanches espéraient enfin repartir de l’avant en 2019 mais la saison fut plus compliqué que prévu, avec un terne bilan de 72-89. Chicago a frappé fort cet hiver avec un recrutement qualitiatif.

Forces

Pour pouvoir dans un premier temps rêver de bilan positif puis de PO, il vaut mieux entourer la star de l’équipe, Jose Abreu (33 HR et 123 RBI pour signer une saison colossale digne d’un MVP l’an dernier).

Chicago a frappé fort en ramenant Yasmani Grandal, l’un des meilleurs receveurs de la ligue à la batte – même s’il commet trop d’erreurs en défense pour aller titiller un JT Realmuto.

Le champ intérieur sera également très solide avec la signature d’Edwin Encarnacion, gros frappeur (37 HR l’an passé) qui, à 37 ans, va apporter toute son expérience à l’équipe.

La rotation a également été grandement améliorée avec la signature de Dallas Keuchel pour trois ans qui trouvera enfin de la stabilité après son épisode du contrat de l’hiver 2018 qui l’a fait raté une bonne partie de 2019.

Faiblesses

Chicago a signé beaucoup de nouveaux joueurs et la saison de 60 matchs ne leur laissera pas le temps de se régler, tant collectivement qu’individuellement.

De plus, les joueurs présents depuis des années dans la franchise n’ont pas connu les playoffs (la dernière participation des White Sox date de 2008). Chicago est armé pour lutter pour une place en wildcard, mais l’absence de vécu commun récent peut les handicaper dans une saison raccourcie.

Indians de Cleveland

Cleveland possède une très bonne équipe qui a fini 2019 avec un bilan de 93-69 et a raté la wild card pour 3 victoires.

Forces

Cleveland possède l’un des champs intérieurs les plus talentueux de la ligue en la personne de Francisco Lindor, qui évolue au poste d’arrêt-court. Il a signé 32 HR pour 74 RBI, ce qui est en deçà de son niveau habituel, mais il a disputé seulement 143 matchs, lui qui tournait à 158 matchs les 4 saisons d’avant.

De plus, Cleveland peut s’appuyer sur un champ intérieur complet et solide avec Carlos Santana (93 RBI) et Cesar Hernandez (71 RBI).

Les Indians peut également compter sur le catcher d’expérience Sandy Leon.

Faiblesses

La rotation de Cleveland s’est clairement affaiblie pour 2020. L’ace Corey Kluber, après 10 ans à Cleveland et une saison 2019 tronquée par les blessures, s’en est allé aux Rangers. Mike Clevinger ne sera pas à 100% suite à sa blessure au genou contractée durant le spring training.

Cleveland sera comme d’habitude au rendez vous pour une place en wildcard, malgré une rotation fragile et Lindor qui a des envies d ailleurs (même s’il ne sera agent libre qu’en 2022).

Royals de Kansas City

Depuis que Kansas City a décroché le saint Graal en 2015, le bilan a lourdement chuté (81 et 80 victoires en 2016 et 2017, puis 58 et 59 en 2018 et 2019).

Forces

Kansas City peut s’appuyer sur son leader Jorge Soler, qui a tout explosé en 2019 avec pas moins de 48 HR et 117 RBI, le tout en prenant part à l’intégralité de la saison. Il peut compter sur le soutien de Hunter Dozier qui sort d’une saison honorable à 84 RBI.

Faiblesses

Le talon d’Achille de Kansas City est clairement la rotation. En effet les 3 lanceurs majoritaires ont une ERA assez mauvaise : Danny Duffy (4.34), Brad Keller (4.19), Mike Montgomery (4.95).

Difficile de gagner des matchs avec une rotation où aucun n’est réellement performant, le tout couplé à une attaque en manque de poids avec seulement 2 joueurs qui font des performances digne d’équipe jouant une place en PO.

Kansas City va continuer de lancer des jeunes et faire engranger de l’expérience à un effectif globalement jeune. Attention également à bien gérer le cas Soler qui est agent libre à la fin de la saison 2021 et pourrait avoir des envies d ailleurs. Le tout est d’en demander le meilleur prix en terme de prospect.

Tigers de Detroit

La saison 2019 pour Detroit avait un objectif simple : obtenir le 1er choix de la Draft. Le contrat est rempli. Detroit signe un peu glorieux 47-114, soit 7 victoires de moins que Baltimore, l’avant-dernier.

Forces

Detroit peut s’appuyer sur le talent et l’expérience de Miguel Cabrera qui, à 37 ans, préfère jouer et apporter aux Tigers plutôt que changer d’équipe et viser le titre. Cabrera a signé en 2019 une saison mitigée : seulement 12 HR et 59 RBI. Mais depuis 2017, il est sur le déclin ne passant plus les 100 RBI, lui qui l’avait fait chaque année entre 2004 et 2014.

Cabrera en première base peut compter sur son binôme de la deuxième base, Jonathan Schoop, pour aider les jeunes pousses à se frayer un chemin en MLB. Schoop reste sur 4 saisons à plus de 20 HR et possède, à 28 ans, 7 ans d’expérience dans les Majeures.

Faiblesses

Ici aussi, la rotation est également un réel problème. Tout comme Kansas City, Detroit a une faible rotation, avec Matthew Boyd (4.56 ERA), Spencer Turnbull (4.61) ainsi que Jordan Zimmermann (6.91 avec surtout un bilan de 1-13).

En plus de la rotation, Detroit a un champ extérieur porté disparu au bâton : personne ne dépasse les 40 HR, mais cela est lié à la multitude de joueurs essayés à ces 3 postes. Seul point positif : Victor Reyes a présenté un pourcentage à la batte de 30.4%.

Une fois de plus, Detroit va vivre une saison compliquée et visera encore le 1er choix de draft. Mais au vu de leur division, il sera dur de faire pire que Baltimore, tant la division East est relevée par rapport à l’AL Central, plus faible mais plus homogène. Le but est de continuer de donner des matchs aux jeunes et suivre le chemin d’une reconstruction qui s’éternise.

AUTEUR : CHARLES TAUDIN

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