Forces et faiblesses des équipes de l’AL East

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Le début tant attendu de la saison 2020 de baseball arrive très vite (Opening Day le 23 juillet) ! Une série de 6 articles sur chacune des équipes des 6 divisions sera publiée pour relayer les forces et les faiblesses de chaque équipe.

Cette série commence par l’AL East, division composée des Yankees, Red Sox, Blue Jays, Orioles ainsi que les Rays.

Yankees de New York

Les pensionnaires du Bronx, en plus d’être les favoris de leur division, sont aussi favoris de l’American League.

Forces

Un roster complet tant en attaque qu’en défense. La rotation a été améliorée avec la signature du lanceur le plus convoité : Gerrit Cole qui vient compléter une rotation déjà solide avec James Paxton, Masahiro Tanaka ou encore J.A. Happ.
En attaque, NYY est également monstrueux comme en témoigne son trio de champ extérieur Giancarlo Stanton-Brett Gardner-Aaron Judge.

Le champ intérieur n’est pas en reste avec D.J. LeMahieu qui a fini 4ème meilleur frappeur avec une moyenne de 32.7% au bâton. À cela, vous ajoutez Luke Voit, Giovanny Urshela et Gleyber Torres et vous obtenez un lineup qui fait froid dans le dos.
Mais là où les Yankees sont vraiment les plus coriaces c’est le bullpen : Aroldis Chapmann l’un des meilleurs closers de la MLB, Adam Ottavino qui a eu en 2019 une ERA de 1.9 ou encore Tommy Kahnle.

Faiblesses

Quand on voit tous les points forts évoqués, difficile de trouver une faiblesse à cet effectif. Mais ces stars depuis un moment ne sont pas épinglées par les blessures : Stanton n’a joué que 18 matchs en 2019, Severino manquera la saison 2020, et plus récemment Tanaka s’est pris au camp d’été une balle dans la tête. Rien de grave mais cela montre que New York n’est pas verni.

New York a tout pour décrocher le titre qu’il convoite depuis 2002 mais attention à bien ménager les relents fragiles car la saison de 60 matchs va passer très vite.

Red Sox de Boston

Boston cet hiver a surtout fait parler de lui à la suite du transfert de Mookie Betts à Los Angeles, dans lequel David Price a aussi été inclus. Boston repart sur un nouveau cycle en 2020 et espère bien débuter cette nouvelle ère.

Forces

Boston a conservé une certaine ossature malgré la perte de deux de ses plus gros éléments. L’équipe des chaussettes rouges repart de l’avant avec de jeunes mais talentueux joueurs : Rafael Devers (23 ans), Andrew Benintendi (25 ans) ou encore Alex Verdugo (24 ans) sont le socle des futurs succès de la franchise.

Faiblesses

La rotation des Red Sox s’est clairement affaiblie : Price est parti aux Dodgers, Chris Sale va rater la saison 2020 et Collin McHugh a été blessé au début du spring training.

Boston a un effectif trop juste pour aller titiller New York mais sur une saison de 60 matchs si ces jeunes éléments sont en feu au bâton malgré une rotation qui sera légère.

La refonte des divisions, avec notamment le mélange de la NL East à l’AL East, fait de Boston un grand perdant du nouveau calendrier à 60 matchs.

Rays de Tampa Bay

Les Rays ont été la grosse surprise de la Ligue Américaine en atteignant les séries de division. Malheureusement ils n’ont pas réussi à faire pencher la balance de leur côté face aux Astros (défaite 3-2). Ils vont devoir confirmer cette année pour éviter de faire passer 2019 pour un coup de chance.

Forces

La rotation des Rays est un atout majeur pour disputer une place en octobre : Charlie Morton (3.06 ERA), Blake Snell (4.26), Ryan Yarbrourgh (4.13) et Yonny Chirinos (3.85). De plus Tampa peut s’appuyer sur un bullpen solide avec Nick Anderson, Tyler Glasnow ou encore Diego Castillo.

Au baton Tampa est également bien équipé avec son leader Maedows qui confirme toute la confiance placée en lui depuis son arrivée en 2018.

Faiblesses

Tampa n’est vraiment pas une équipe offensive qui inscrit beaucoup de runs. En effet les Rays en 2019 ne possèdent que la 8ème attaque en terme de points inscrits de la ligue américaine. Ils sont l’une des équipes où le nombre de runs est le plus faible lors de ses matchs.

Les contre-performances offensives se sont reproduites en ALDS : sur les 5 matchs face à Houston ils n’ont dépassé les 2 runs inscrits que lors de deux matchs. Trop peu pour espérer passer un tour de playoffs.

Blue Jays de Toronto

Avec seulement 67 victoires en 2019, le bilan global de Toronto est décevant. Les Blue Jays ont terminé 12èmes de l’AL.

Forces

Malgré une saison mitigée statistiquement parlant, la rotation de Toronto est expérimentée : Hyun-Jin Ryu, Matt Shoemaker et Tanner Roark ont tous 33 ans et Chase Anderson en a 32. Cette rotation a été renforcée par l’arrivée de Ryu qui a été en lévitation en 2019 avec une ERA de 2.32 mais surtout des performances exceptionnelles.

Toronto possède une hype folle concernant ses 2 prospects, Bo Bichette et Vladimir Guerrero, qui sont attendus comme 2 futurs très grands joueurs mais n’étaient pas encore réellement prêts à performer lors de leur découverte des majeures en 2019 et toute la pression qui va avec. Un format de 60 matchs leur correspond tout à fait.

Le champ intérieur de Toronto et donc un mélange entre jeunesse et expérience notamment celle de Joe Panik et Travis Shaw qui cumulent à eux deux plus de 4000 at bat à tout juste 30 ans.

Faiblesses

Le champ extérieur, en plus d’être peu fourni quantitativement, est assez faible au bâton. Mis à part Randal Grichuk qui est à 80 RBI, personne d’autre ne dépasse ne serait-ce que les 70 RBI (le second, Teoscar Hernandez, est à 65).

Orioles de Baltimore

Baltimore a eu le malheur de gagner plus de matches que Detroit (54 contre 47) la saison dernière et n’a donc pas hérité du 1er pick de la Draft.

Forces

Baltimore possède un champ extérieur de bon niveau avec Dwight Smith et Anthony Santander qui possèdent plus de 50 RBI chacun, ce qui est bon pour les Orioles.
De plus le champ intérieur n’est pas mauvais. Il est emmené par un Renato Nuñez avec 90 RBI.

Faiblesses

L’absence du patron de Baltimore pour la saison à venir, Trey Mancini, sera préoccupante du fait de son talent et de son expérience.
De plus la rotation est très approximative et alterne le bon et le moyen : Alex Cobb a explosé son ERA avec 10.95 quand Asher Wojciechowski était à 4.92.

Baltimore n’attend rien de spécial de cette saison, mis à part donner des manches à lancer à ses jeunes joueurs. La reconstruction durera encore des années.

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