The Last Dance: les deux derniers épisodes de la série

Ça y est, c’est fini. Le documentaire-série le plus attendu de l’année 2020 s’est achevé sur un nouveau titre, le sixième des Bulls de Jordan. Ce dernier épisode relate les deux derniers titres, ceux de 97 et de 98 face au Jazz d’Utah de Stockton et Malone.
Retour sur la fin d’une dynastie.

Les Pacers et le Jazz: seules équipes capables de battre les Bulls ?

Le Bulls n’ont pas eu beaucoup d’adversaires capables de les faire chuter. Les Pistons à la fin des années 80 ont été les seuls à pouvoir contrecarrer les plans de Jordan. Mais une fois cet obstacle passé , la voie était libre. Les Knicks ont essayé mais ce sont cassés les dents aussi.

En 97 et 98, deux équipes se dressent sur le chemin de Jordan et les siens: Les Pacers de Reggie Miller et le Jazz du duo Stockton-Malone. A ce moment la, ces deux équipes apparaissent comme capable de pouvoir freiner Jordan et l’envoyer « à la retraite ».

Reggie Miller n’a pas peur de Jordan

À cette époque, Jordan est déjà une légende vivante du sport et du basketball, il impose le respect et un peu de crainte mélangée. Mais comme Jordan au début de sa carrière avec Magic et Bird, Miller veut faire tomber le roi de son piédestal. Sur de son talent, il se dresse fièrement comme le seul capable de battre Jordan et les Bulls. Mais la encore, le talent et le collectif des Bulls fait la différence. Miller, hall of famer, ne gagnera aucune bague avec les Pacers. Ces deniers, comme les Knicks resteront des victimes collatérales de la dynastie des Bulls.

Karl Malone comme source de motivation

Tout au long de la série, on découvre que Jordan a toujours su trouver un petit élément pour augmenter sa motivation. Pour les finales 97, ce petit plus se trouve être Karl Malone. Tout juste élu MVP de la saison régulière, Malone est en finale NBA pour la première fois de l’historie du Jazz. Son duo avec Stockton deviendra légendaire. Piqué dans son orgueil, Jordan va mener la vie dure à Malone tout au long des finales. Et cela dans le seul et unique but de prouver à Malone et à la NBA, qu’il est le seul MVP.

Mais deux ans de suite, les Jazz se casseront les dents sur des Bulls qui semblent de plus en plus fatigué physiquement. Et même malade pour Jordan lors du fameux « Flu Game » ! Mais rien n’y fait les Bulls de Jordan, Pippen, Rodman sont imbattables.

Steve Kerr: l’homme de l’ombre qui finit par briller

Simple soldat de Jordan, Steve Kerr n’est pas vraiment sous les feu des projecteurs. Mais la force de Jordan a été de pousser ses coéquipiers à se surpasser, à donner le meilleur d’eux même.

Steve Kerr était de ceux là. Le coach des Warriors est un bourreau de travail, peaufinant ses basiques pour être prêt le moment venu. Et ce moment est venu et dans les moment clutch en plus ! Il est évident que s’il ne reste que quelques secondes à jouer, la balle ira forcément à Jordan. Il attire les défenseurs comme des aimants, libérant ainsi de l’espace pour ses coéquipiers. Et c’est Steve Kerr qui en profitera lors du match 6 des finales de 97 face au Jazz.

On a aussi découvert une autre facette du coach des Warriors avec l’histoire tragique de son père, tué au Liban. Il est apparu encore extrêmement touché par cette histoire. Le point commun avec Jordan sur la figure du père est évident.

La fin de l’histoire et l’héritage

Et si l’équipe n’avait pas été dissoute ? C’est en substance la question que tout le monde est en droit de se poser. Les Bulls auraient-ils réalisé le 4-peat ? L’impression d’un immense gâchis transpire de la fin de la série.

Le départ de Phil Jackson est l’élément déclencheur. Dans son sillage il entraine Jordan, Pippen, Rodman et Kerr sonnant le glas de la dynastie.

L’héritage de cette équipe dépasse les frontières des États-Unis. Jordan et les Chicago Bulls ont changé la culture mondiale d’une manière sans précédent et sur une période si courte. En l’espace de 10 ans, la NBA est devenu un produit globalisé amenant dans son sillage la culture américaine.

Leur influence dans le jeu avec l’attaque en triangle a changé également la perception de l’attaque en NBA.

Pour conclure cette série d’articles consacrée à la série The Last Dance, nous tenions à remercier ESPN et Netflix pour avoir produit une série d’une telle qualité. Elle aura permis à de nombreuses personnes de découvrir ou redécouvrir cette franchise mythique et ce joueur mythique.

Nul doute que le succès mondial inspirera d’autres réalisateurs et producteur pour produire de nouvelles série. Kobe sera-t-il le prochain ?

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