NBA : Tony Parker et l’OL Group, propriétaire d’une franchise ?

La nouvelle se répand rapidement. Tony Parker a annoncé, dans une interview au media américain « The Undefeated » qu’il se verrait bien propriétaire d’une franchise NBA au côté de l’OL Group « dans les 5 à 10 ans à venir ».

Self-made men

Ces derniers temps, les noms « Tony Parker » et « Jean-Michel Aulas » sont de plus en plus associés. Que l’on parle de l’investissement de l’OL Group à l’ASVEL ou de la possible passation de pouvoir à la tête du club rhodanien, Parker et Aulas semblent inséparables.

Questionné sur ses activités de jeune retraité et du lien avec l’OL Group, Parker a une nouvelle fois exprimé de l’admiration pour le septuagénaire.

« Il est pour moi le meilleur dirigeant dans l’histoire du sport français. Il est parti de rien et a amené son équipe [au sommet] ».

Business partners

Les investissements communs ne s’arrêtent pas au basket. Les deux sont également associés dans une équipe d’Esport et de football féminin à Seattle entre autres. Nous y reviendrons.

Parker a énormément appris à ses côtés notamment sur le plan des affaires dans le dossier de la nouvelle salle de l’ASVEL.

Parker l’investisseur

La retraite sportive ne signifie pas retraite tout court pour TP. En plus de l’ASVEL, il a également investi avec Nicolas Batum dans deux stations de ski, Northrock X, une société de conseil et gestion de patrimoine dédiée aux sportifs ou encore dans le cinéma (Birth of a Nation /2017).

Jordan, l’exemple

En termes d’investissements et de gestion de patrimoine, les sportifs ont longtemps perdu plus qu’ils n’ont gagné. Nombre de ces histoires ont été documentées.

Parker aura pu profiter de sa relation particulière avec Michael Jordan lors de son passage à Charlotte.

Bien que les patrimoines des deux anciens athlètes soient loin d’être comparables, Parker pourrait s’inspirer de son ancien boss.

Source: Hoopshype

His Airness est devenu actionnaire minoritaire des Bobcats en 2006 puis actionnaire majoritaire en 2010 pour 175 millions de dollars. Dix ans plus tard, le retour sur investissement est énorme. Aujourd’hui, les Hornets sont estimés à 1,5 milliards soit une augmentation de 757 % de la valeur en 10 ans. Cette croissance exponentielle lui a permis de devenir milliardaire en 2014.

Un business qui roule …

Source: Forbes

L’exemple Hornets n’est pas unique en son genre. Sur la dernière décennie, la valeur des franchises a été multipliée par 6. Cette augmentation était de 14% entre 2018 et 2019 pour une évaluation moyenne de 2,12 milliards.

… un peu trop bien.

Source: Forbes

Cette progression rapide se transforme de plus en plus en fardeau pour les propriétaires souhaitant ouvrir leur capital à des investisseurs. Afin de remédier à ce problème de riche, la ligue a pensé à une politique facilitant l’entrée au capital d’actionnaire minoritaire en 2019.

Prenons un exemple simple. Vous êtes prêt à investir 100 millions de dollars. Fan de sport ou attiré par l’appât du gain, vous jetez votre dévolu sur les Memphis Grizzlies, Ja Morant oblige.

J’ai le regret de vous annoncer que pour cet investissement vous n’aurez qu’un faible pouvoir décisionnel voire inexistant. En effet, vous n’êtes devenu propriétaire que de 10% de la franchise la moins chère de la ligue.

Propriétaire minoritaire d’abord ?

Les dernières ventes ou prises de contrôle des franchises peuvent laisser dubitatives quant à la capacité du seul Groupe OL de devenir actionnaire majoritaire d’une franchise NBA.

Joseph Tsai, fondateur d’Alibaba, a déboursé 2,35 milliards de dollars pour racheter 51% des parts de Brooklyn Nets. L’achat des Rockets a coûté tout autant à son actuel propriétaire en 2017.

Tout laisse donc à penser que Parker et le groupe ne s’impliqueraient que minoritairement.

Des équipes en vente ?

Si l’on en croit Big Shaq, quelques-unes seraient à vendre, dont une part minoritaire des Spurs. Paker, les Spurs … Pas besoin de vous faire un dessin.

Sera-ce encore le cas dans 5 à 10 ans ? Fortement improbable.

Pourraient-ils alors s’associer avec un groupe souhaitant re-localiser une franchise à Seattle ? Kevin Garnett fait partie de cela. Même si TP et KG n’ont pas de liens particuliers, leur volonté de devenir propriétaires les rapprochera-t-elle ?

Pour Garnett, la destination est idéale et quand on se rappelle que l’OL Group et Parker ont déjà investi dans la région, il serait idiot de ne pas y penser. Les relations avec les autorités locales ont déjà été établies, le marché a été évalué pour d’autres raisons mais…

Reste à savoir comment la situation financière de l’ensemble des acteurs évoluera. 5 à 10 ans, c’est encore loin. Nos deux pionniers français se lanceront peut-être à la ruée vers l’or dans l’ouest-américain.

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