The Last Dance: épisodes 5 et 6

La série documentaire au succès interplanétaireReviens pour de nouveaux épisodes. Dans ces deux épisodes on n’y voit les Bulls remporter leur second titre en 1992, la Dream Team des JO de Barcelone. Mais c’est surtout le récit de l’avènement de Jordan comme icône planétaire avec tout ce que cela comprend.
Retour sur les épisodes 5 et 6 de « The Last Dance »

Un hommage à Kobe Bryant

On en pouvait pas mieux commencer ces épisodes. The Last dance rend donc hommage à Kobe Bryant, décédé le 22 janvier dernier. Le lien entre Jordan et Kobe est sans aucun doute incomparable. L’influence de Jordan sur Kobe est indéniable lorsque l’on regarde ses mooves, sa mentalité, sa volonté de gagner en permanence.

C’était juste ce qu’il fallait pour que vous versiez votre petite larme.

Jordan: Une icône planétaire

Dès son arrivée en NBA, Jordan attire les convoitises et surtout celles des sponsors. Ce sera Nike qui misera sur lui, et bien leur en a pris. Et que dire du fait que ce deal n’a faillit jamais voir le jour tant Jordan ne voulait pas assister au rendez-vous.

A l’époque, Converse dominait le marché des chaussures en NBA. Mécaniquement, Jordan devait aller vers Converse pour signer un deal. Mais comment mettre plus en avant un rookie quand vous avez déjà Magic et Bird ? Impossible pour Converse qui lui tournera le dos. Michael adorait Adidas. Il voulait signer chez Adidas mais c’est Nike qui s’est montré le plus persuasif.

Le cachet touché par Jordan était deux à trois fois supérieur à n’importe quel nouveau partenariat. Mais Nike a l’époque est en grande difficulté. Ils ne font que des chaussures de courses. Lorsque la direction de Nike apprend le contrat signé par Jordan en plus de la chaussure dédiée, la direction reste perplexe.

Pourtant une chaussures iconique vient de naître: la Air Jordan I. Pour la première fois, un joueur n’allait pas porter de Converse lors d’un match. Le succès fût immédiat avec près de 126 millions de dollar de chiffres d’affaire la première année ! Nike en espérait seulement 3 ! Aujourd’hui encore, les Jordan sont le symbole d’une culture basketball qui est devenue planétaire durant un certain été 1992.

Les JO de Barcelone comme vitrine

Pour la première fois de l’histoire, les USA envoient une équipe composé de joueurs professionnels. Les meilleurs de la ligue, la crème de la crème, tous le monde est là sauf…Isiah Thomas. Sa mauvaise réputation l’a desservie. Sa mauvais entente avec Magic, Pippen, Bird et Jordan ont fait de lui le grand oublié de l’équipe qui écrasera tout sur son passage durant la compétition.

Ces JO de Barcelone constituent le véritable passage de témoin entre les stars des 8à’s et Jordan. ET c’est sans doute à l’occasion d’un match d’entrainement mythique : « The greatest basketball game that no one saw », littéralement, le plus grand match de basketball que personne n’a vu.

Sur le parquet les meilleurs joueurs de la ligue s’affrontent dans un match d’une intensité rare et l’équipe de Michael est malmenée et le trashtalking entre Magic et MJ redouble. A tel point que même menée de 8 points, Jordan va prendre à son compte le sort de ce match pour finalement l’emporter. C’est là que Magic dira son fameux: « Il y a un nouveau sheriff en ville ». La passation de pouvoir était faite. MJ était désormais maitre des USA, il lui manquait le monde.

La domination fût telle, que les USA remportent la médaille d’or et conquièrent le monde. À sa tête, Michael Jordan.

Il changera à jamais la perception de la NBA à travers le monde, la manière dont on joue au basket, ma manière dont on s’habille, la manière d’être tout simplement. Il a vendu le American way of life au monde entier. Jordan a propulsé la culture Hip-hop comme symbole du basketball et de la NBA et a fait de la NBA une ligue à regarder.

Mais cette aura a aussi des conséquences négative dans la vie de Jordan.

Le revers de la médaille

Quand on symbolise la réussite à la fois sportive mais également sociale et que vous êtes noir, aux États-Unis, la pression pour être irréprochable est si forte que vous pouvez descendre de votre piédestal en un instant.

Cette pression Michael Jordan l’a vécu durant la saison 92-93 quand une série d’évènement ont poussé His Airness à se mettre en retrait. Son amour pour la compétition le poussait à parier beaucoup et de nombreuses « affaires » sont ressortie pour le plus grand bonheur de ceux qui voulait le voir tomber, et par la même occasion les Bulls.

Le livre « The Jordan Rules » décrit un Michael Jordan violent et mauvais envers ses coéquipiers, les menaçant de ne plus leur passer le ballon s’ils ne jouaient pas mieux ! Quand une équipe gagne trop, tout le monde veut la voir tomber. Et les exemples ne manquent pas: Les Patriots en NFL, les Warriors en NBA plus récemment. Pourtant, les dynasties sont toujours bien vues par les américains, symbole d’une réussite incontestable. C’est la deuxième facette du peuple étatsuniens.

MJ se mettra en retrait de la pression médiatique en refusant toute interview, laissant son père gérer la situation. Mais cette situation aura stimulé encore plus le compétiteur qu’est Michael Jordan. Demandez aux Knicks de Ewing et aux Suns de Sir Charles Barkley.

Ce 3-peat sera l’occasion pour Jordan de se démarquer des Magic et Thomas une bonne fois pour toute. Mais déjà, on le sent lassé par ce monde, évoquant déjà une possible sortie des parquets. Mais que pourrait bien faire Jordan à part du basket ? Réponse sans doute dans l’épisode 7 et l’épisode 8…

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