Retour au jeu dans la NHL : un casse-tête sanitaire et logistique

Dans un communiqué commun ce jeudi, la NHL et l’association des joueurs ont annoncé qu’aucune décision quant à le retour au jeu n’avait été prise à ce jour.

À l’arrêt depuis le 13 mars, ce communiqué fait suite à une série de réunions positives entre les dirigeants de la NHL et un comité de représentants de l’association des joueurs dont John Tavares et Connor McDavid.

La ligue et l’association ont rappelé qu’elles ne prendraient pas de décision hâtive mais qu’elles étaient prêtes à passer à l’étape deux du processus. Elles tablent, dans le meilleur des cas, sur un retour à l’entrainement individuel ou par petit groupe dans les locaux des équipes à la mi-mai. C’est à ce moment que la ligue enverrait les procédures à suivre qui pourraient mener à la reprise de la compétition.

Cependant de nombreuses questions persistent, et les réponses dépendent d’un bien grand nombre de facteurs, parfois difficilement conciliables.

Les premiers obstacles sont bien entendus sanitaires et logistiques.

La santé d’abord

Gary Bettman l’a affirmé la saison ne reprendra que lorsqu’il aura le feu vert des experts médicaux et des instances gouvernementales.

Tant et aussi longtemps qu’un vaccin n’a pas été trouvé et malgré la plus grande des précautions et la multiplication des tests, il sera difficile de réunir deux ou un nombre plus important d’équipes dans une zone géographique restreinte.

Passeport, s’il vous plait !

Aux incertitudes sanitaires s’ajoute le problème logistique. La ligue est internationale et transfrontalières.

À l’heure actuelle, les déplacements transfrontaliers entre le Canada et les États-Unis sont limités aux mouvements essentiels.

Ce n’est pas le seul problème auquel elle fait face, puisque nombre de ses joueurs européens sont rentrés au pays et leur rapatriement serait donc difficile.

Scénario(s) possible(s)

Projetons-nous dans l’éventualité d’une reprise.

Crédit photo: Canadiens / Twitter

Chaque équipe compte au maximum 23 joueurs, si l’on oublie la règle du nombre illimité de joueurs dans l’effectif après la date limite des transactions. Ajoutons le staff d’entraineurs : un entraineur-chef, un entraineur associé, deux à trois adjoints.  N’oublions pas les intendants, responsables d’équipement, et le staff médical.

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Une organisation déplacerait donc 35 à 40 personnes, qu’il faudra loger. Une des solutions avancées est de regrouper les équipes d’une même division sur un pôle, ce qui signifie donc accueillir 280 à 300 personnes.

Afin de réduire ce nombre, certains domaines et ressources pourraient être mutualisées, l’entretien de l’équipement ou le secteur médical, par exemple. Il faut cependant prendre en considération l’importance de ces deux domaines lorsque que l’on parle de performance physique et sportive.

Une contagion massive pourrait mettre à mal les infrastructures de santé de ladite région, et obligeraient les équipes touchées à stopper leur activité. Il y aurait donc un retour à la case départ.

Quid des familles ?

Les joueurs sont habitués aux aller-retours et aux périodes plus ou moins longues loin de chez eux, mais dans ces temps incertains, accepteront-ils de laisser femme et enfants à la maison sans connaître la date exacte de leur retour ?

Quoi d’autre ?

Tant de questions qui restent en suspens qui mettent une pression énorme sur le commissaire de la ligue à deux ans d’une renégociation de la convention collective. Les deux dernières avaient menées à des lock-outs, la ligue s’en relèverait-elle ?

L’aspect financier prendra-t-il le dessous sur la compétition elle-même et sur la santé des joueurs ? Nous essayerons d’y répondre dans un article à paraître.

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