McDavid – Draisaitl : le duo qui carbure chez les Oilers

« Inarrêtable », « un régal ». Connor McDavid et Leon Draisaitl sont habitués à ce genre de qualificatifs, tant ils sont dominants ; mais quand ces compliments viennent de Paul Coffey et Grant Fuhr, ils résonnent encore plus aux oreilles de fans d’Edmonton.

Lors d’une entrevue organisée pour célébrer l’édition championne de 1987, les deux légendes ont adoubé le duo qui selon eux pourrait redonner au club son lustre d’antan.

Coffey, défenseur, a avoué qu’il n’aurait pas su comment stopper McDavid laissant son gardien s’en charger.

Fuhr, quant à lui, a affirmé qu’il aurait espéré que ce qu’il avait de meilleur à donner soit suffisant pour l’arrêter.

Cette méthode employée par bons nombres d’équipe dans la Ligue Nationale semble peu efficace au regard des statistiques. Le premier choix du repêchage de 2015 produit à un rythme 1,33 points par match (162 buts et 307 passes en 351 parties).

Draisaitl, après des débuts intéressants, a explosé offensivement, 422 points en 422 rencontres, dont des récoltes de 105 et 110 points qui en font l’un des meilleurs marqueurs ces deux dernières saisons, et « semble s’améliorer de match en match […] s’appuyant sur une vision du jeu, des mains et une force hors-du-commun » d’après le célèbre défenseur.

Il a cependant omis le côté défensif sur lequel l’allemand doit encore s’améliorer.

Oui mais…

Malgré leur talent et leur influence sur l’équipe (207 points sur un total de 604 en 2019-2020), les résultats tardent à arriver. En effet, ils n’ont qu’une seule participation aux séries depuis l’arrivée de Connor et Leon.

Ces échecs ont déjà coûté le poste à deux entraineurs (McLellan / Hitchcock) et Peter Chiarelli, le directeur général dont la mission principale était d’entourer au mieux les jeunes vétérans.

Ken Holland a choisi l’expérimenté Dave Tippett pour trouver le mélange qui permettra à la machine Oilers de passer cet obstacle en exploitant au mieux le couple moteur McDavid – Draisaitl.

Les diviser pour mieux régner

Le duo a souvent été réuni sur la glace, réduisant, par conséquent, la force de frappe offensive sur les autres trios et laissant donc peu de chance de victoire si les défenses adverses ou la forme du soir atténuaient son impact.

À la suite d’une période aux résultats mitigés, Dave Tippett a alors pris la décision de les séparer, l’équipe s’est alors remis à gagner affichant 15 victoires en 25 matchs.

Leon n’est rien sans Connor ?

Une blessure de McDavid a souvent été un coup derrière la tête pour les Oilers (26 défaites sur 41 matchs manqués par le canadien depuis le début de sa carrière).

La dernière subi le 8 février dernier a obligé Draisaitl à prendre un rôle de leader qu’il a pleinement assumé en totalisant 12 points lors des cinq premières rencontres sans son compère, leur permettant de rester dans la course aux séries avant l’interruption de la saison.

L’équipe de la décennie 2020 ?

L’organisation compte donc pleinement sur ces deux phénomènes pour dominer la Ligue Nationale durant la décennie à venir. Remplaceront-ils dans l’imaginaire des partisans les icônes Gretzky, Messier, Kurri, Fuhr ou Coffey ? Rien n’est moins sûr.

En attendant, ils continueront à martyriser leurs adversaires et régaler les spectateurs dès la reprise du championnat.

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