The Last Dance: épisode 3 et 4

The last Dance

On poursuit l’aventure au coeur de l’équipe des Chicago Bulls de Michael Jordan avec deux nouveaux épisodes. Cette fois ci Dennis Rodman et les Detroit Pistons y prennent une place importante.

Les Bad Boys de Detroit comme moteur

C’est ce qui ressort très clairement de ces deux épisodes. Les Detroit Pistons de la fin des années 80 étaient une équipe détestée par toute la ligue. Leur jeu physique à la limite de légalité, leur a être autre permis de gagner deux titres consécutivement en 89 et 90.

A chaque fois, les Bulls se sont trouvés sur leur chemin. A chaque fois ils ont été balayés par Detroit. Les Pistons savaient que Jordan était exceptionnel. Ils savaient que sans plan de jeu spécifique sur lui, ils ne pourraient pas l’emporter. Ce sont les fameuses « Jordan Rules », empêcher à tout prix Michael Jordan de pouvoir exprimer son talent.

Le jeu des Bulls construit pour Jordan

Le coach de l’époque Doug Collins, a très vite compris que Jordan était à part. Il a donc construit l’équipe et le système de jeu pour Jordan. Sur chaque action, la finalité était la même: Jordan prenait le tir.

Alors il est vrai que la logique voulait ce genre de sytème, tant Jordan dominait au scoring la ligue. Il marquait 36 – 37 points par match et portait littéralement les Bulls sur ces épaules. Mais ce système a montré ses limites avec les deux défaites en finales de conférence contre Isaiah Thomas et les siens.

Le double déclic: Phil Jackson et la finale de conférence de 90

La première étincelle apparait après la finale de conférence 90 perdue, une nouvelle fois face au Pistons. C’est à ce moment la que le mindset de Jordan a changé. Il s’est mis à la musculation et a affirmer son leadership sur l’équipe. Jordan poussait ses coéquipiers à donner le meilleur d’eux même.

Mais cette prise de conscience n’aurait eu aucun effet, si Phil Jackson n’avait pas été nommé head coach des Bulls. Il a apporter une autre philosophie à l’équipe et dans le jeu. Fini la centralisation autour de Jordan, les Bulls sont d’abord une équipe avant d’être l’équipe de Jordan. Cette intersaison 1990 a montré ce changement d’état d’esprit.

Jordan a compris que ces coéquipiers pouvaient également l’aider. Il n’avait plus à porter seul la charge et la pression des supporters et du front office. Pippen s’est alors révélé être un véritable lieutenant de Jordan qui l’a pris sous son aile.

Et finalement en 1991, lors de leur troisième finales de conférence consécutives face aux Pistons, les Bulls ont sweepé leur némésis. Et ce, grâce à un véritable changement de mentalité sur le parquet. Ils n’ont à aucun moment laissé les Pistons les atteindre mentalement.

En finale face aux Lakers de Magic, le collectif des Bulls s’est vraiment révélé. Jordan a fini par faire confiance dans ses coéquipiers pour l’aider à accomplir ce qu’il convoitait tant: le trophée Larry O’brien.

Jordan faisait enfin parti de ce club très prisé où régnaient déjà Bird et Magic. L’émotion transparaissait des images de Jordan tenant le trophée dans ses bras aux côtés de son père. On a senti un soulagement d’avoir tenu la promesse qu’il avait faite en 84 lors de son arrivée. Un instant iconique, gravé dans l’histoire de la NBA.

Denis Rodman: la double facette

Les Pistons et Phil Jackson ont été des éléments important dans la carrière de Dennis Rodman. Etudiant très sage en université, il est devenu l’un des meilleurs défenseurs de l’histoire de la ligue durant son passage chez les Bad Boys de Detroit. Il aura appris la rigueur et la dureté de la defense qui en feront un allié de poids à son arrivée chez les Bulls.

Mais au travers du documentaire, on voit un personnage difficile à cerner, même pour ses coéquipiers. Extrêmement rigoureux dans son travail, on découvre qu’il analysait les trajectoires des ballons lorsqu’il touchait le cercle ou le pléxi pour pouvoir se positionner parfaitement au rebond ! Une éthique de travail qu’il contrebalançait avec une vie privée pour le moins extravagante.

Ses frasques l’ont conduit à devenir l’un des joueurs emblématiques de la NBA, adulé mais également détesté. Et seul Phil Jackson semblait le comprendre pour en tirer le maximum. Il a été un élément clé durant l’absence de Pippen au début de la saison 97-98. Jordan avait vraiment besoin de lui pour tenir les Bulls à flots.

Mais la rechute s’est déclarée au retour du lieutenant de Jordan. Rodman ne se sentait plus forcément indispensable. Sa virée à Vegas restera un fait marquant de la saison.

Je trouve cependant dommage que la série ne se soit pas attardée plus sur le personnage de Rodman. Son enfance a été balayée beaucoup plus rapidement que pour Pippen ou Jordan par exemple. Peut-être que dans les épisodes suivants nous le découvrirons plus en détails.

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